Classement Forbes annuel : les Cinq femmes les puissantes du monde

Comme chaque année le magazine financier américain FORBES a établi un classement annuel des personnalités les plus fortes de la planète. Pour ceux qui se poseraient la question de l’utilité d’un tel classement, nous nous devons de leur rappeler qu’il y a encore quelques siècles, le sexe féminin ne pouvait pas accéder à un certain niveau de responsabilité. Rappelons que même dans les pays dits des droits de l’homme, les femmes n’ont eu le droit de vote que tout juste au siècle dernier. Suite à la décolonisation pourtant, les pays africains ont fait en moins d’un siècle (souvent malgré eux), plus de réalisations que l’Europe pendant des siècles dans le domaine de l’égalité des genres. Il n’y a qu’à voir l’exemple du Rwanda qui a réussi à atteindre la parité à l’assemblée. Cela donne à réfléchir…

 

Que ce soit dans les domaines des affaires, de la technologie, du divertissement, de la philanthropie et de la politique, la liste des 100 Femmes Les Plus Puissantes Au Monde En 2018 célèbre les icônes, les innovatrices et les instigatrices qui mettent leur voix à profit pour faire évoluer les structures de pouvoir et créer un impact durable. Cependant avant de faire un focus sur le top 5 de ce classement il est important de faire la différence entre influence et fortune. Certaines personnes ont en effet souvent beaucoup de mal à faire la différence entre le classement des plus grandes fortunes et celui des personnes les plus influentes. L’influence ici s’entend comme la place et le pouvoir social d’une personne et donc sa capacité à influencer et à impacter les autres.

 

Première du classement : ANGELA MERKEL

Prenons par exemple la première de ce classement depuis maintenant plusieurs années. Elle à été élu femme la plus influente du monde à plus de 12 reprises (2006-2009 et 2011-2018), pourtant la chancelière allemande ne gagne que 18.000 euros par mois. C’est certes plus qu’un président français, mais moins qu’un président américain ou qu’un premier ministre britannique. Au pouvoir depuis 2005, ‘’Mutti’’ comme surnomme les allemands, est favorite dans les sondages pour l’emporter aux élections législatives du 24 septembre prochain, ce qui donnerait un quatrième mandat à son parti de centre droit, l’Union chrétienne-démocrate (CDU). Depuis la réunification de 1989-1990, jamais une élection en Allemagne n’aura été aussi suivie dans le monde. L’ouverture de ses frontières à un million de réfugiés syriens en 2015, puis le Brexit (le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne à compter de 2018) ont renforcé davantage le rôle de leader de l’Allemagne à l’avant-scène internationale. Sans parler du président des États-Unis, Donald Trump, qui, avec ses critiques (comme cette fois où, pendant sa campagne électorale, il a soutenu que Merkel ruinait l’Allemagne), braque régulièrement les projecteurs sur son allié historique et la chancelière. Angela Merkel, 63 ans, est la chef d’État qui inspire le plus confiance sur la planète.

 

 

Numéro 2 : THERESA MAY

Malgré ses difficultés actuelles à gérer le Brexit, Theresa May reste l’une des femmes les plus influentes de la planète. Au vu de son caractère, certains la surnomment « la nouvelle Margaret Thatcher ». Elle sera d’ailleurs la deuxième femme à être Première ministre outre-Manche, après la « Dame de fer ». Si elle perçue comme peu charismatique et plutôt austère, elle fait preuve de fermeté et de poigne. Un bon point lorsque l’on imagine les négociations qui auront lieu avec Bruxelles. D’ailleurs, elle l’a affirmé avec sa formule « Brexit means Brexit » (le Brexit veut dire Brexit) : la sortie du Royaume-Uni ne sera pas remise en cause. Souvent comparer à Angela Merkel, Theresa May est née en 1956, dans le Sussex (deux ans après la naissance d’Angela Merkel). Comme la chancelière allemande, dont le père était pasteur, elle est la fille d’un religieux, un révérend anglican. Aujourd’hui, la future Première ministre est membre de l’Église d’Angleterre et elle se rend régulièrement aux services du dimanche. A l’instar d’Angela Merkel, elle aime beaucoup cuisiner et marcher. Autre point commun évident : toutes deux ont su se faire une place dans un milieu majoritairement masculin. Cependant, si les deux femmes sont adeptes du consensus et du pragmatisme, Angela Merkel n’a pas la même politique vis-à-vis de l’immigration.

 

 

En troisième position, Christine Lagarde

Que dire de plus sur cette dernière, quand on sait que la française est à la tête du FMI depuis 2011. Présente dans le classement depuis plusieurs années maintenant, le fait qu’elle ait été reconnue coupable de « négligence » dans l’affaire Tapie-Crédit Lyonnais en 2016 ne semble donc pas lui porter préjudice auprès du grand public…

 

 

Quatrième : MARY BARA

36 ans après avoir intégré General Motors (GM) comme étudiante stagiaire, Mary Barra y est nommée PDG en décembre 2013. Elle devient par la même occasion la première femme à la tête d’un constructeur automobile américain. Celle qui figurait sur la liste des vice-présidents potentiels d’Hillary Clinton est l’une des femmes américaines les plus influentes des États-Unis. Issue d’une famille modeste du Michigan, fille d’un ouvrier de General Motors (GM), Mary intègre la firme de son papa en 1980, en tant qu’étudiante stagiaire en ingénierie auprès de la filière General Motors Institute of Technology. Elle obtient ensuite une bourse de GM qui lui permet de valider un MBA à Stanford, et grimpe petit à petit les échelons de l’entreprise, travaille beaucoup et se trouve au cœur de la crise sociale de 1988 impliquant le très puissant syndicat automobile américain. Elle négocie brillamment et se voit alors promue à la tête de la filière Global Manufacturing Engineering puis à celle du service des ressources humaines. Mary Barra a l’art et la manière de négocier, manager, résoudre les problèmes et, de l’avis de ses collaborateurs, elle dispose d’un don pour l’écoute active.

 

 

Et à la cinquième place nous avons : Abigail Johnson

L’américaine Abigail JOHNSON est sacrée 8e fortune féminine mondiale selon le classement Forbes 2017. En 2016, elle siégeait déjà dans le peloton de tête des classements Forbes : Personnalité la plus fortunée de Boston et du Massachussetts, 4e femme la plus riche des Etats Unis, 16e femme la plus puissante du monde. Ces exploits se justifient par son sens inné des affaires qui lui confère en 2016, une promotion au poste de PDG de Fidelity Investments, le deuxième gestionnaire de fonds des USA créé par son défunt grand-père Edward C. Johnson II. En effet, après l’obtention de son MBA à Harvard Business School, Abigail JOHNSON rejoint Fidelity en tant qu’analyste et gestionnaire de portefeuille en 1988. Par sa bravoure, elle gravit rapidement les échelons jusqu’à la Présidence de Fidelity International, filiale internationale de Fidelity Investments.

Si l’on peut faire la remarquer et regretter l’absence de femme africaine dans ce classement, nous devons tout de même rester positif et se dire que nous vivons dans un monde ou les femmes ont maintenant toutes les chances.

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