30 et 31 décembre 2025 : L’attente n’est pas au rendez-vous dans les salons de coiffure

À Ouagadougou, le constat a été fait les 30 et 31 décembre 2025, par MoussoNews, avant le Nouvel An. Durant ces deux journées marquées par de nombreux va-et-vient dans les marchés de la ville, les préparatifs des fêtes battent leur plein. Habituellement très sollicités à l’approche du Nouvel An, des professionnelles du secteur déplore la situation.
La mise en beauté constitue pourtant « l’un des critères importants des fêtes », aussi bien pour les enfants que pour les femmes et les hommes. Cette période est donc généralement très attendue par les acteurs du domaine de la coiffure. Mais cette année, la réalité observée sur le terrain est loin des attentes.
Albertine Kassinga, coiffeuse au marché de Naabi Yaar, se dit peu satisfaite de l’état actuel de son activité. « L’année passée, je pouvais recevoir plus d’une dizaine de clientes par jour. Cette année, j’ai du mal à atteindre ce chiffre. Ce que je faisais en une journée, je le fais maintenant en deux jours », explique-t-elle. Néanmoins, elle rend grâce à Dieu et formule également un souhait : « Que la paix revienne dans le pays. S’il y a la paix, il y aura l’argent et les gens viendront se coiffer ».

Pour Abibata Sawadogo (nom d’emprunt), la situation est également difficile. Selon elle, les années précédentes étaient bien meilleures. « Cette année, il n’y a pas de marché. Le 30 décembre, nous étions là dès 5 heures du matin et notre première cliente n’est arrivée qu’à 17 heures », souligne-t-elle. À cette date, seules trois clientes avaient été enregistrées, un chiffre très faible comparé à l’affluence observée à Noël.

Une troisième coiffeuse rencontrée, épouse Traoré, partage le même sentiment. « Je n’ai vraiment pas les mots. Les années précédentes, à cette heure-ci, il n’y avait même pas de place dans mon salon. Cette année, comme vous le voyez, il est vide », déplore-t-elle. A son niveau, les prestations telles que le tissage ou le resserrage des locks sont les plus prisés.
À 48 heures du Nouvel An, les salons de coiffure de Ouagadougou font face à une faible affluence, mais les coiffeuses, malgré la déception, placent leur espoir dans la paix et la santé pour des jours meilleurs.
Aristophane ZEBANGO/Stagiaire à MoussoNews.



