8 Mars 2026 : Médecins du Monde encourage les femmes à promouvoir le vivre-ensemble

Mars, le mois de la femme. Les différentes initiatives se poursuivent. Le jeudi 12 mars 2026 à Ouagadougou, l’organisation humanitaire Médecins du Monde a organisé une rencontre d’échanges autour de la réduction des barrières qui empêchent les femmes de jouer un rôle clé. Environ une cinquantaine de personnes y ont pris part.

« Bâtir une paix durable au Burkina Faso : Quelle contribution des femmes et des filles à la promotion du vivre ensemble ». C’est autour de cette thématique générale que l’organisation Médecins du Monde a marqué la célébration en différé de la Journée internationale des droits des femmes à travers une rencontre d’échanges.

Issouf Maïga, coordonnateur général de Médecins du Monde.

Plus d’une cinquantaine de filles et jeunes y ont pris part. Selon le coordonnateur général de Médecins du Monde, Issouf Maïga, le thème de cette édition 2026 invite à porter un regard attentif sur le rôle essentiel que les femmes et les jeunes peuvent jouer dans la consolidation de la paix. « La construction d’une paix durable ne dépend pas uniquement de mécanismes politiques ou institutionnels. Elle repose aussi sur la qualité des relations humaines, sur l’équilibre au sein des familles et sur le respect des droits et de la dignité de chaque individu », a-t-il déclaré.

Pour le coordonnateur général, une femme qui vit dans un environnement marqué par la violence, l’injustice ou l’exclusion aura plus de difficultés à contribuer sereinement à la promotion de la paix autour d’elle. « À l’inverse, lorsqu’elles bénéficient de soutien, de respect et d’opportunités, elles deviennent des actrices puissantes de transformation sociale », affirme-t-il en rappelant l’objet de cette journée d’échanges.

Les participant·e·s ont notamment débattu de thématiques telles que la contribution des femmes et des jeunes filles à la promotion du vivre-ensemble, la santé mentale, les violences basées sur le genre (VBG) et la paix intérieure.

Le premier panel a été animé par Julie Zaba, chargée des ressources humaines, et Traoré Casimir, data manager.

En effet, au cours de la séance d’échanges, Julie Zaba, chargée des ressources humaines, et Traoré Casimir, data manager, ont animé un premier panel sur le rôle de la femme dans la société traditionnelle, en prenant notamment le cas de la promotion du vivre-ensemble et de la cohésion sociale au sein de la famille et dans la société.

De leur avis, la femme joue le rôle de médiatrice, de conseillère et d’éducatrice de valeurs. À cet effet, les deux panélistes recommandent aux femmes de s’impliquer davantage à travers des organisations fortes et solidaires pour la paix et la stabilité dans la société. « Lorsqu’une femme s’élève, ça implique à toute la communauté qu’elle progresse », rappellent-ils.

Déborah et Solange Nikiema, on animé le second panel sur la paix intérieure.

Par ailleurs, des échanges ont également porté sur les bonnes pratiques permettant de réduire les barrières qui empêchent les femmes de jouer un rôle majeur dans la société. Animée principalement par Déborah et Solange Nikiema, cette session a permis aux participant·e·s de bénéficier de conseils pour cultiver et renforcer leur paix intérieure. « Nous ne devons pas laisser les opinions des autres nous affecter ; nous devons surtout méditer, apprendre à dire non, à lâcher prise, à pardonner, à gérer notre santé mentale… », ont-elles conseillé.

Maïmouna Barry, référente VBG à Médecins du Monde.

À l’issue de ces panels, Maïmouna Barry, référente VBG à Médecins du Monde, a souhaité que les participant·e·s deviennent des relais communautaires afin de transmettre des valeurs liées à la contribution des filles et des femmes pour une paix durable et une cohésion sociale. « Au cours de cette journée d’échange, nous avons évoqué la définition des différents concepts qui vont servir à orienter les participant.e.s quand ils repartiront sur le terrain », détaille-t-elle.

La masculinité positive a également été au centre des échanges.

La masculinité positive pour contribuer au développement durable

Au-delà des VBG et de la paix intérieure, la masculinité positive a également été au cœur des échanges. Sous ce thème, les intervenants Eva, référente finance et Issaka, responsable programme DSSR ont conduit le troisième panel, rappelant aux participant·e·s l’importance de la masculinité positive. « Les femmes ne peuvent arriver facilement qu’avec l’aide des hommes. La masculinité positive consiste pour les hommes à utiliser leurs caractéristiques physiologiques pour contribuer au développement durable tout en étant l’allié des femmes et des jeunes pour les aider à faire face aux défis de la société », a argumenté l’experte référente VBG, Maïmouna Barry.

Abdoul Dramane Bamogo, un participant et chargé de projet droit en santé sexuelle et reproductive à l’association des orphelins.

Pour Abdoul Dramane Bamogo, chargé de projet droit en santé sexuelle et reproductive à l’association des orphelins, les femmes et les jeunes filles doivent toujours garder la tête haute et se démarquer dans leurs domaines d’activités respectifs.

Au nom des participant·e·s, Abdoul Dramane Bamogo a traduit leur reconnaissance à Médecins du Monde, qui œuvre activement à travers des actions sociales encourageant les femmes à s’exprimer.

Par ailleurs, la journée a également été ponctuée d’activités de cohésion et de bien-être, notamment des jeux d’animation et une séance d’aérobic, favorisant les interactions entre les participants.

Plus d’une cinquantaine de filles et jeunes ont pris part à la rencontre d’échange de l’organisation Médecins du Monde dans le cadre de la commémoration du 8 Mars 2026.

Pour rappel, cette journée d’échange s’inscrit dans le cadre des activités de Médecins du Monde, qui œuvre également dans la lutte contre les injustices sociales touchant les filles et les femmes.

Annick HIEN / MoussoNews

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