Bobo : Il tente d’enceinter la mineure de son voisin afin de l’épouser

Pensant pouvoir contraindre son voisin à lui accorder la main de sa fille mineure en la mettant devant le fait accompli d’une grossesse, un commerçant de 31 ans a fini sa course au Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso. Jugé le 30 décembre dernier, il a été condamné pour attentat à la pudeur.
Abou (nom d’emprunt), 31 ans, a cru pouvoir dicter sa propre loi afin d’épouser la fille de son voisin.
Abou, employé de commerce, s’éprend d’Audrey, une adolescente vivant dans la même cour que lui. Pour s’attirer ses faveurs, il use de la stratégie des « petits cadeaux ». Mais face à la résistance de la jeune fille, il tente la voie officielle en demandant sa main à la famille.
La réponse des proches d’Audrey est sans équivoque : c’est un non catégorique. La raison invoquée est simple et légale : l’adolescente est encore mineure et doit poursuivre son éducation. C’est ce refus qui, selon l’accusation, aurait déclenché chez le trentenaire à vouloir enceinter son amoureuse.
L’embuscade des 5 heures du matin
Le 17 novembre 2025, Abou passe à l’acte. Connaissant les habitudes matinales de la victime, il la surveille depuis sa fenêtre. Alors qu’Audrey se rend aux toilettes de la cour commune à l’aube, il la rejoint avec pour seul but de l’enceinte afin de la marier.
Le drame est évité de justesse grâce à l’intervention d’un frère de la victime, de retour au domicile.
De la qualification de « Viol » à l’« Attentat à la pudeur »
Initialement poursuivi pour viol, le prévenu a maintenu une ligne de défense constante à la barre : s’il admet l’intention de coucher avec la mineure et les attouchements, il nie fermement la pénétration. Un examen médical a certes révélé une inflammation vulvaire, mais sans preuve biologique de pénétration.
Devant l’insuffisance de preuves matérielles pour le crime de viol, le parquet a requis une requalification des faits en attentat à la pudeur sur mineure de moins de 15 ans.
Le tribunal, suivant les réquisitions du parquet, a reconnu Abou coupable. Il a été condamné à : 12 mois de prison avec sursis ; 500 000 FCFA d’amende avec sursis.
Source: Justice Infos Burkina
Repris par Annick HIEN/MoussoNews



