Burkina : Magistrates à la retraite, elles sont célébrées par l’AFM

Elles ont rendu la justice pendant près de 40 ans. Elles ont porté la toge avec rigueur, courage et dignité. Aujourd’hui, Yaro/Sanogo Fanta, Kaboré P. Wend-Yam et Bado/Somé Élisabeth tournent une page majeure de leur vie professionnelle. À l’occasion de la 6ᵉ édition de sa soirée de présentation de vœux, l’Association des Femmes Magistrats (AFM) leur a rendu honneur.
Yaro/Sanogo Fanta. Entrée dans la magistrature en 1995, elle a patiemment gravi les échelons, du tribunal de Bobo-Dioulasso à la Cour de Cassation. Juge, conseillère, puis présidente de chambre sociale, elle laisse derrière elle l’image d’une magistrate attentive aux réalités humaines du monde du travail.
À l’heure de quitter la scène judiciaire, ses décorations, Chevalier de l’Ordre national et Officier de l’Ordre de l’Étalon apparaissent comme la reconnaissance d’un engagement constant et discret.
Quitter la robe, mais pas le sens de l’État
La retraite de Kaboré P. Wend-Yam sonne comme celle d’une femme qui aura servi l’État sous plusieurs visages. Magistrate de formation, elle a été tour à tour juge, Procureure, conseillère à la Cour de Cassation, commissaire du Gouvernement au Conseil d’État, mais aussi experte, directrice administrative et diplomate.
Son départ à la retraite ne clôt pas seulement une carrière judiciaire ; il symbolise la fin d’un parcours pluriel, au croisement du droit, de l’action publique et de la représentation internationale du Burkina Faso.
Une vie de parquet et de haute juridiction
Pour Bado/Somé Élisabeth, la retraite est celle d’une grande figure du parquet et du Conseil d’État.
Formée à l’ENAM, elle aura passé l’essentiel de sa carrière à défendre l’intérêt général, de Tenkodogo à Kaya, de Ouagadougou à Bobo-Dioulasso.
Substitut, substitut général, puis présidente de chambre au Conseil d’État, elle s’est imposée par son autorité naturelle et sa profonde connaissance du droit. Sa distinction de Commandeur de l’Ordre de l’Étalon vient consacrer une vie professionnelle entièrement dédiée à la République.

En rendant hommage à ces trois magistrates admises à la retraite, l’AFM a rappelé que la retraite, dans la magistrature, est aussi un temps de transmission, de mémoire et d’exemple pour les générations montantes.
Source : DCRP-MJ
Repris par Annick HIEN/MoussoNews



