Ouagadougou : Pasteur, il falsifie l’acte de naissance de sa fille et se retrouve en justice

Un pasteur, désigné sous le nom d’emprunt Sibiri, a été reconnu coupable de faux et usage de faux en écriture authentique par la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Ouaga I. Le verdict a été rendu le 9 février 2026, à l’issue d’une procédure ouverte après la découverte d’une falsification sur le document de naissance de sa fille.
À la barre, le 26 janvier 2026, Sibiri a comparu pour avoir fait établir un jugement supplétif modifiant l’identité de la mère biologique de l’enfant. Le nom de Nafissatou (nom d’emprunt) avait été remplacé par celui de l’épouse du pasteur. La supercherie a été révélée en 2021, lors de démarches administratives engagées en vue d’un voyage de la fillette à l’étranger.
Reconnaissant les faits, Sibiri a admis avoir agi sans en informer la mère biologique. Il a expliqué avoir voulu, selon ses dires, « faciliter les études de l’enfant aux États-Unis ». De son côté, Nafissatou a confié que cette falsification n’avait pas été du goût de sa fille. L’épouse du prévenu, quant à elle, a nié toute implication dans la procédure ayant conduit à l’établissement du jugement supplétif.
Le parquet avait requis une peine de 12 mois de prison avec sursis assortie d’une amende ferme de 900 000 FCFA. Après en avoir délibéré, le tribunal a finalement condamné le pasteur à 6 mois d’emprisonnement avec sursis et à une amende ferme de 500 000 FCFA.
En dernier mot, le prévenu a présenté ses excuses et sollicité la clémence du tribunal.
Source : Zoodomail.com
Résumé de Annick HIEN/MoussoNews



