« Burkina en marche » : La plateforme souveraine pour pérenniser l’histoire du Burkina Faso

Le Burkina Faso a franchi un cap stratégique majeur avec le lancement officiel de la plateforme nationale « Burkina en marche », le vendredi 27 février 2026. Portée par le gouvernement dans le cadre de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), cette initiative marque la volonté assumée du pays d’écrire lui-même son histoire, de structurer sa mémoire et de maîtriser son récit à l’ère du numérique.

Le lancement officiel de la plateforme « Burkina en marche » s’est tenu sous la coprésidence de Pingdwendé Gilbert Ouedraogo, ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, et de Aminata Zerbo/Sabane, ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques.

Présenté comme un acte solennel, ce lancement va bien au-delà d’un simple projet technique. Il s’inscrit dans la dynamique politique de la Révolution Progressiste Populaire portée par le Ibrahim Traoré, Président du Faso, Chef de l’État. Pour les autorités, il ne s’agit pas de créer un site web de plus, mais d’affirmer une souveraineté, d’organiser la mémoire nationale et de structurer le récit du pays dans un contexte mondial où l’information est devenue un champ de confrontation stratégique.

Aperçu de la plateforme « Burkina en marche »

Comme l’a rappelé le ministre de la Communication, citant le Président du Faso, « maîtriser son récit n’est plus une option, c’est un impératif de puissance ». C’est précisément dans cette logique que s’inscrit la plateforme « Burkina en marche ».

La plateforme répond avant tout au droit fondamental des citoyens à une information fiable, structurée et vérifiable sur l’action publique. Elle constitue une base centralisée des réalisations gouvernementales dans tous les secteurs clés, notamment la sécurité et la défense, la santé, l’éducation, les infrastructures, le numérique, l’économie, la culture et la gouvernance.

Chaque action y est datée, documentée, illustrée et vérifiable. « Elle dira les faits, rien que les faits », a insisté le ministre en charge de la Communication, soulignant la volonté de rompre avec les discours creux pour privilégier les preuves et les données concrètes.

Au-delà du public national, « Burkina en marche » se veut un outil de référence à l’international. Face aux narratifs biaisés, aux discours de déni et aux tentatives de déformation, la plateforme se positionne comme un contre-narratif fondé exclusivement sur la réalité : données fiables, images, documents et témoignages, sans polémique ni invective.

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Selon le ministre Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, la plateforme est appelée à devenir « la source » pour les Burkinabè et pour le monde entier, exposant les faits plutôt que de répondre aux caricatures.

Un autre enjeu majeur a été soulevé lors de la cérémonie : celui de l’intelligence artificielle. Les systèmes d’IA construisent leur compréhension du monde à partir des contenus disponibles en ligne. « Si le Burkina n’écrit pas son histoire, d’autres la structureront à sa place », a averti le ministre.

Dans ce contexte, « Burkina en marche » devient un outil d’indexation stratégique de la mémoire numérique mondiale, un véritable acte de souveraineté narrative assumé.

Concrètement, la plateforme repose sur une architecture structurée comprenant un archivage chronologique des actions gouvernementales, une organisation thématique par secteur, une recherche avancée, l’intégration de données chiffrées officielles, des supports multimédias, une accessibilité mobile et un référencement optimisé pour une visibilité internationale.

Le ministre de la Communication a salué le rôle du ministère en charge de la Transition digitale, qui a assuré le développement technique de l’infrastructure, garantissant sa robustesse et sa sécurité.

La plateforme sera alimentée par les Directeurs de la Communication et des Relations Presse (DCRP) ainsi que par les Directeurs généraux des Études et des Statistiques sectorielles (DGESS). Interpellés lors de la cérémonie, ils ont été appelés à documenter avec rigueur, constance et méthode chaque action gouvernementale, chaque contribution renforçant la mémoire collective et chaque omission laissant un vide dans le récit national.

Diane SAWADOGO/ MoussoNews

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