« Sur la CNIB, il n’y a ni la religion ni l’ethnie. Ce qui compte, c’est la nationalité, Burkinabè », Moumouni Koudougou

La 4ᵉ édition de la rupture collective entre chrétiens et musulmans s’est tenue le 6 mars à la Place de la Nation. Placée sous le thème « Chrétiens et musulmans, tous Burkinabè », l’initiative vise à promouvoir la cohésion sociale, le dialogue interreligieux et le vivre-ensemble.

Dans une atmosphère conviviale et fraternelle, plusieurs milliers de personnes issues de différentes confessions religieuses se sont retrouvées à la Place de la Nation pour partager un moment de communion et de solidarité.

Selon les organisateurs, près de 5 000 participants : musulmans, catholiques, évangéliques et adeptes des religions traditionnelles, ont pris part à cette rencontre symbolique destinée à rappeler l’importance de la paix et de la cohésion sociale au Burkina Faso.

Promoteur de l’événement et président de l’Association Zéro goutte de sang sur la route, Moumouni Koudougou explique que l’objectif est a été de rappeler que la diversité religieuse ne doit pas être une source de division.

« Notre objectif est de faire en sorte que chacun, dans sa religion, sache que l’autre n’est pas son ennemi mais son frère. Quand on est frère, on ne doit pas se faire du mal », a-t-il déclaré.

Promoteur de l’événement et président de l’Association Zéro goutte de sang sur la route, Moumouni Koudougou

Le comité d’organisation reflète déjà cette volonté d’inclusion, puisqu’il regroupe des membres issus de différentes communautés religieuses : musulmans, catholiques, évangéliques et traditionalistes.

Pour Moumouni Koudougou, la religion, , l’ethnie ne sont que des détails. Le plus important c’est la nationalité: Burkinabè.

« Quand vous regardez votre CNIB, on n’a pas mis la religion ni l’ethnie. Ce qui compte, c’est la nationalité : Burkinabè. C’est cette identité que nous devons utiliser pour construire notre pays », a-t-il insisté.

Il a également rappelé l’importance d’« investir dans la paix », soulignant que le refus de cet investissement pourrait conduire à d’autres réalités que la paix.

Lire aussi: “Nous sommes devenues amies grâce à cette rupture collective”, Roseline et Fatouma – Mousso News

Parmi les participants, Jessica Yalpougdou, catholique, dit avoir pris part à plusieurs éditions de l’événement. Elle se réjouit de l’esprit de fraternité qui y règne. « Depuis la première édition, tout se passe bien. On mange ensemble, on échange, on se fait de nouveaux amis. Cela permet vraiment de rapprocher les communautés », confie-t-elle.

Jessica Yalpougdou

Même sentiment du côté de Cheikh Omar Derra, qui salue une initiative porteuse d’espoir pour le vivre-ensemble. Selon lui, aucune religion n’enseigne la violence et la paix reste la condition essentielle pour vivre pleinement sa foi. « Nous avons besoin de la paix pour mieux vivre notre foi. Le vivre-ensemble est très important. Cet événement doit être un message qui continue au-delà de cette rencontre. Les messages véhiculés ici doivent suivre tout un chacun de nous dans sa vie quotidienne », a-t-il souligné.

Cheikh Omar Derra

À travers cette rupture collective, les organisateurs espèrent ainsi renforcer les liens entre les différentes communautés et rappeler que la paix, la tolérance et la solidarité restent des piliers essentiels pour la stabilité et l’avenir du Burkina Faso.

Diane SAWADOGO/ MoussoNews

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