Aïd El-Fitr 2026 : Les fidèles musulmans, apellés à célébrer dans la ferveur, l’unité et la solidarité

À l’occasion de l’Aïd El-Fitr, les fidèles musulmans se sont rassemblés ce vendredi 20 mars 2026 à l’Université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou. Entre recueillement, messages de paix et appels à la cohésion sociale, la prière organisée par le Cercle d’Études, de Recherches et de Formation Islamique et l’Association des Élèves et Étudiants Musulmans du Burkina, a été marquée par un sermon engagé de l’imam Alidou Ilboudo.

Dans une atmosphère de recueillement et de fraternité, la prière de l’Aïd El-Fitr a été dirigée par l’imam Alidou Ilboudo, qui a rappelé le bien fondé du mois de Ramadan.  « Pendant un mois, nous avons dompté notre ego. Nous avons prouvé que nous pouvons délaisser le licite pour l’Unique. Ne redevenons pas esclaves de nos passions dès demain et les jours suivants. La soif et la faim nous ont rappelé la condition des démunis et le Ramadan a cultivé en nous l’empathie et la compassion. Que cette solidarité ne s’éteigne pas avec le croissant de lune », a-t-il exhorté.

Dans son sermon, l’imam a abordé l’actualité nationale, invitant chaque citoyen à s’inscrire dans une dynamique de responsabilité, de paix et de cohésion sociale. Il a également évoqué l’actualité internationale, notamment les tensions impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis, ainsi que les conflits en République démocratique du Congo et au Soudan.

Revenant sur le projet de loi portant interdiction des lieux de culte dans les services publics, récemment adopté en Conseil des ministres du jeudi 19 mars 2026, il a souligné que la laïcité n’est pas forcément une interdiction du culte dans les espaces publics, mais un cadre garantissant la coexistence harmonieuse des différentes confessions.

L’imam a également insisté sur la nécessité de soutenir les veuves, les orphelins et les personnes vulnérables, surtout dans le contexte national actuel. Il a rappelé que la fraternité et le pardon sont des obligations vitales, tout en regrettant les divisions observées au sein de la communauté ces dernières années.

Rendant hommage aux FDS et aux VDP, il a salué leur engagement et honoré la mémoire des martyrs tombés pour la nation. Il a également encouragé les autorités et la population dans les efforts de reconquête du territoire, soulignant le retour progressif de nombreuses PDI dans leurs localités.

L’imam a, par ailleurs, salué la dynamique d’unité engagée par les États du Sahel, notamment à travers l’AES, estimant que la sécurité repose aussi sur la fraternité entre les peuples.

Pour lui, le jeûne du mois de Ramadan vise à améliorer le comportement de l’homme envers Dieu, lui-même et la société. « Le Ramadan est une école. À sa sortie, nous ne devons pas retomber à un niveau plus bas. Il faut continuer dans la spiritualité, le partage et la solidarité », a-t-il souligné.

Au sortir de la prière les fidèles ont communié dans la fraternité, tout en se souhaitant chacun une bonne fête et des vœux tournés vers la stabilité du pays. Abdoul Karim Sy Traoré a exprimé sa gratitude pour l’accomplissement du mois de jeûne, tout en appelant à préserver les acquis spirituels et à renforcer la solidarité, notamment envers les personnes affectées par la situation sécuritaire.

Pour Adjara Zabré, le Ramadan est un moment de générosité qui doit se poursuivre au-delà du mois de jeûne. Elle a invité les fidèles à continuer les actes de charité et à soutenir les plus démunis.

Fatou Kaboré, quant à elle, a salué le bon déroulement de la prière et formulé des prières pour la paix et la santé. Elle a encouragé chacun à faire de l’Aïd un moment de partage entre voisins et proches.

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La communauté chrétienne a également marqué sa présence à cette prière, témoignant d’un esprit de coexistence pacifique.

Diane SAWADOGO/ MoussoNews

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