Burkina : Les mariages coutumiers et religieux doivent désormais être enregistrés

Le gouvernement burkinabè renforce la reconnaissance juridique des unions célébrées selon les coutumes et les religions. À travers une circulaire en date du lundi 6 mars 2026, le ministère de l’Administration Territoriale et de la Mobilité rappelle l’obligation de transcrire ces mariages dans les registres de l’état civil.
Signé par le ministre d’État en charge de l’Administration territoriale, Emile Zerbo, le document précise que cette mesure découle de la loi n°12-2025/ALT du 1er septembre 2025 portant Code des personnes et de la famille, entrée en vigueur après sa promulgation le 25 septembre 2025.
Selon les dispositions de l’article 221-39 du Code, les mariages coutumiers et religieux sont désormais reconnus officiellement, à condition d’être transcrits à l’état civil. Les articles 221-40 à 221-43 détaillent les pièces à fournir ainsi que les modalités de déclaration.

De nouvelles obligations pour les officiers d’état civil
La circulaire impose aux officiers d’état civil plusieurs responsabilités, notamment : la réception et l’instruction des demandes de transcription des mariages ;la vérification de la conformité des documents fournis ;l’inscription des unions dans les registres de mariage ;la délivrance d’un extrait ou d’une copie conforme de l’acte de mariage aux époux.
Garantir la sécurité juridique des unions
À travers cette réforme, les autorités entendent renforcer la sécurité juridique des couples mariés selon les pratiques traditionnelles ou religieuses. Elle vise également à améliorer la fiabilité des données de l’état civil au Burkina Faso.
Le ministère invite par ailleurs les gouverneurs de région et les différents acteurs concernés à prendre les dispositions nécessaires pour assurer l’application effective de cette mesure sur l’ensemble du territoire.
Annick HIEN/MoussoNews



