SNC 2026 : 358 lutteurs dont 126 filles en lice pour le GPNAL

La 22ᵉ édition de la Semaine nationale de la Culture (SNC) a officiellement donné le coup d’envoi de ses compétitions sportives à Bobo-Dioulasso. Cette année, 358 lutteurs, toutes catégories confondues, sont engagés dans l’arène, dont 126 filles et femmes. À leurs côtés, 73 archers prennent également part à cette grande célébration du patrimoine sportif burkinabè.

Présidant la cérémonie d’ouverture, la ministre en charge des Sports, Annick Pikbougoum a salué l’ampleur de cette mobilisation, tout en mettant en lumière la place croissante des femmes dans les sports traditionnels.
Pour elle, cette participation féminine illustre une évolution importante dans la valorisation du sport au féminin et dans la promotion d’une société plus inclusive.
« Les sports traditionnels sont l’expression vivante de notre patrimoine. Ils traduisent notre histoire, nos valeurs et notre vision du vivre-ensemble », a-t-elle affirmé, rappelant que ces disciplines constituent un puissant outil de transmission culturelle, de cohésion sociale et d’éducation citoyenne.

La lutte féminine à l’honneur
Dans cette dynamique, la ministre a annoncé, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), l’attribution de 2 prix spéciaux de 500 000 FCFA chacun. Le premier récompensera une lauréate de la lutte traditionnelle féminine dans le pool Jeune, consacrant ainsi les performances des jeunes filles engagées dans cette discipline longtemps dominée par les hommes.
Le second prix distinguera un ou une lauréat(e) en situation de handicap dans la catégorie Arts du spectacle, renforçant ainsi l’engagement des autorités en faveur de l’inclusion sociale et de l’égalité des chances.

Diallo Yasminatou, une des lutteuse traditionnelle dit vouloir faire de tout son possible pour être parmi les meilleurs. Habituée des compétitions, élève en classe de Terminale dans le Kadiogo, elle prend cependant part à la SNC pour la première fois. À la différence d’elle, Mogmenga Aïcha de la catégorie B reconnaît que la compétition débute un peu mal pour elle. Élève dans la région de Saanga, Centre Est du Burkina, elle espère pouvoir relever son niveau.

Tradition, identité et développement
Au-delà de la compétition, la ministre a insisté sur la portée symbolique des sports traditionnels, qui incarnent selon elle discipline, courage, solidarité, loyauté et sens de l’honneur. Elle a également salué la synergie entre les départements des Sports et de la Culture, dans une volonté commune de bâtir une jeunesse enracinée dans ses valeurs culturelles.
Annick HIEN/MoussoNews



