Droits humains : Des députés outillés sur le Plan d’actions national de mise en œuvre des recommandations de l’EPU

Le Centre d’Information et de Formation en matière de Droits Humains en Afrique (CIFDHA), en collaboration avec la Direction du Suivi des Accords Internationaux (DSAI) du ministère de la Justice, a organisé le 17 juin 2026 à l’Assemblée législative du peuple (ALP) un atelier de présentation et d’appropriation du Plan d’actions national 2024-2028 de mise en œuvre des recommandations et engagements issus de l’Examen périodique universel (EPU) et des Organes de traités des Nations unies.

Cette activité a réuni les membres de la Commission des Affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) ainsi que du personnel administratif de la commission. Elle s’inscrit dans le cadre du projet « Renforcer le suivi citoyen des politiques publiques en matière de justice et de droits humains par les jeunes au Burkina Faso », mis en œuvre par le CIFDHA avec l’appui du Laboratoire Citoyennetés dans le cadre de l’initiative FASOVEIL financée par l’Union européenne et la Coopération suisse.
L’objectif de l’atelier a été de permettre aux parlementaires de mieux comprendre le contenu du Plan d’actions national 2024-2028, de renforcer leurs connaissances sur le mécanisme de l’Examen périodique universel et de favoriser la prise en compte des engagements internationaux du Burkina Faso dans les initiatives législatives et le contrôle de l’action gouvernementale.
Pour Kagambega Ali, président du Conseil d’administration du CIFDHA, l’implication des parlementaires est essentielle pour la mise en œuvre effective des recommandations acceptées par le Burkina Faso dans le cadre de l’EPU. « Certaines recommandations concernent directement le cadre normatif. L’Assemblée législative du peuple joue un rôle important dans les réformes législatives. Il est donc nécessaire d’impliquer les députés afin que ces recommandations puissent être effectivement mises en œuvre », a-t-il expliqué.

Selon lui, plusieurs engagements nécessitent soit l’adoption ou la modification de textes législatifs, soit la ratification de protocoles internationaux. Des responsabilités qui placent les parlementaires au cœur du processus de mise en conformité du pays avec ses engagements internationaux en matière de droits humains.
Le représentant du ministère en charge de la Justice, Kiemtoré Abdoul Kadre, conseiller en droits humains, a quant à lui insisté sur les défis liés à la mise en œuvre du Plan d’actions national. Il a notamment évoqué la nécessité d’une appropriation effective du document par l’ensemble des acteurs concernés, qu’ils soient publics, privés ou issus de la société civile. « C’est un plan national qui requiert l’implication de tous. Sa vulgarisation est indispensable afin que chaque acteur connaisse son rôle et contribue efficacement à l’atteinte des objectifs fixés », a-t-il indiqué.

Le conseiller en droits humains a également appelé les membres de l’ALP à s’engager davantage dans les réformes législatives nécessaires à la mise en œuvre des recommandations formulées par l’EPU et les Organes de traités. Il a enfin invité les participants à jouer un rôle de relais auprès de leurs collègues et des autres acteurs afin de favoriser une meilleure diffusion du contenu du plan.
Vice-président de la CAGIDH, le député Boubacar Balboné a salué une initiative qu’il juge particulièrement pertinente au regard des missions du Parlement. « Nous sommes des acteurs clés dans la mise en œuvre de ces engagements. Certaines recommandations nécessitent une relecture ou l’élaboration de lois, tandis que d’autres demandent un suivi rigoureux de l’action gouvernementale », a-t-il souligné.

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Pour le parlementaire, cet atelier permettra aux députés d’avoir une meilleure connaissance des engagements pris par le Burkina Faso et des actions à entreprendre pour contribuer à leur réalisation.
À travers cette session de renforcement des capacités, le CIFDHA et ses partenaires entendent ainsi renforcer le rôle du Parlement dans la promotion et la protection des droits humains, tout en favorisant un meilleur suivi des engagements internationaux du Burkina Faso.
Annick HIEN/MoussoNews
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