Burkina : Les lieux de culte désormais soumis à de nouvelles règles d’ouverture et de fonctionnement

Le Burkina Faso s’est doté d’un nouveau cadre juridique visant à mieux encadrer l’exercice des libertés religieuses. Adoptée à l’unanimité par les députés de l’Assemblée législative du Peuple le vendredi 19 juin 2026, la loi entend concilier liberté de culte, préservation de l’ordre public et renforcement de l’unité nationale.

Lors d’un point de presse tenu le lundi 22 juin à Ouagadougou, la Directrice générale des Affaires religieuses, coutumières et traditionnelles, Mariam Sanogo/Tounkara, a présenté les principales orientations du texte. Selon elle, cette loi répond aux défis actuels liés à la montée des discours haineux, à l’extrémisme violent et aux tentatives d’instrumentalisation de la religion à des fins de division sociale.

Mariam Sanogo/Tounkara, Directrice générale des Affaires religieuses, coutumières et traditionnelles.

« L’objectif est de garantir l’exercice des libertés religieuses tout en préservant la paix sociale et la cohésion nationale », a-t-elle expliqué.

Le nouveau dispositif prévoit notamment un encadrement des prêches et des messages diffusés dans l’espace public, y compris sur les réseaux sociaux. Les auteurs de discours de haine ou d’incitation à la violence s’exposeront à des sanctions conformément à la législation en vigueur. La loi fixe également les conditions d’érection, d’ouverture et de fonctionnement des lieux de culte.

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Elle clarifie par ailleurs les règles relatives à l’expression religieuse dans les administrations publiques, les établissements scolaires, les structures sanitaires et les établissements pénitentiaires.

Fruit d’un long processus de concertation entamé en 2025, le texte a mobilisé plusieurs acteurs institutionnels, des experts ainsi que les principales organisations religieuses du pays, notamment la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB), la Conférence épiscopale Burkina-Niger et les représentants de la religion traditionnelle.

Composé de 112 articles répartis en 6 titres et 14 chapitres, ce cadre législatif intègre également les impératifs sécuritaires actuels et les nouvelles orientations nationales.

Pour les autorités, cette réforme constitue un instrument de prévention contre les dérives extrémistes et un levier pour consolider le vivre-ensemble dans un contexte marqué par les défis sécuritaires et les aspirations des populations à la stabilité et au développement.

Source : AIB

Annick HIEN/MoussoNews


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