Hémodialyse à Fada N’Gourma : Plus de 200 séances réalisées, 30 patients déjà pris en charge à la date du 11 juillet 2026

Quelques semaines seulement après sa mise en service, le Centre d’hémodialyse de Fada N’Gourma enregistre des résultats qui illustrent les premiers effets de la décentralisation des soins spécialisés au Burkina Faso. À la date du 11 juillet 2026, 205 séances d’hémodialyse avaient déjà été réalisées, tandis que 30 patients avaient bénéficié d’une prise en charge, dont 26 en hémodialyse chronique et 4 en urgence.

Ces performances ont été constatées lors d’une visite d’évaluation effectuée par une délégation gouvernementale conduite par le ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou. Il était accompagné du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Pr Adjima Thiombiano, ainsi que des gouverneurs des régions du Goulmou, du Guiriko et du Kadiogo.

L’objectif de cette mission était de s’assurer du fonctionnement effectif du centre et d’encourager les équipes médicales. Sur place, les autorités ont échangé avec plusieurs patients venus de différentes localités.

Une proximité qui leur permet désormais de regagner leur domicile après chaque séance, réduisant les coûts, la fatigue et les contraintes liées aux déplacements. Pour le ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Adjima Thiombiano, ces premiers résultats traduisent la volonté des autorités de rapprocher les soins spécialisés des populations afin d’améliorer l’accès aux services de santé sur l’ensemble du territoire.

Originaire de Ziniaré, un patient explique avoir déménagé à Fada pour bénéficier de la prise en charge gratuite. Avant l’ouverture du centre, il déboursait près de 150 000 FCFA par semaine, dont 75 000 FCFA pour les seules séances de dialyse dans une clinique privée.

Même satisfaction chez un patient venu de Manga, qui se réjouit de pouvoir accéder gratuitement à ce traitement indispensable. Les patients résidant à Fada N’Gourma soulignent, quant à eux, qu’ils n’ont plus à parcourir plusieurs centaines de kilomètres jusqu’à Tenkodogo ou Ouagadougou pour recevoir leurs soins.

Le néphrologue Dr Bertrand Dibri estime, pour sa part, que cette visite constitue une marque de confiance envers les équipes soignantes. Selon lui, cet accompagnement des autorités renforce la motivation du personnel à poursuivre la prise en charge des patients souffrant d’insuffisance rénale avec professionnalisme.

Source : Ministère de la Santé

Annick HIEN/MoussoNews


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