Burkina : 33 salles de classe, 750 élèves soutenus, 2,675 milliards FCFA investis, l’ONG Soleil dans la Main présente le bilan de son Accord-cadre

Après 5 années de mise en œuvre de son Accord-cadre « Biig Veenem » (2022-2026), l’ONG luxembourgeoise Soleil dans la Main dresse un bilan marqué par un investissement de 2,675 milliards de FCFA. Présenté le mardi 21 juillet 2026 à Ouagadougou au cours d’une journée porte ouverte, le rapport fait cas de la construction de 33 salles de classe bioclimatiques, l’accompagnement de 750 élèves et 250 jeunes, ainsi que le financement de 200 activités génératrices de revenus dans les provinces du Bam et du Boulkiemdé.

En ouvrant la rencontre par visioconférence depuis le Luxembourg, David Demange, architecte de formation et directeur exécutif de l’ONG Soleil dans la Main , a rappelé que l’organisation intervient au Burkina Faso depuis plus de vingt ans auprès des enfants, des jeunes et des familles les plus vulnérables.

Selon lui, l’ONG ne se limite pas à exécuter des projets. Elle place l’innovation au cœur de son action en concevant des solutions durables, adaptées au contexte sécuritaire, social et aux effets du changement climatique, avec pour ambition d’améliorer durablement les conditions de vie des bénéficiaires.

Un programme de plus de 2,6 milliards de FCFA

Le coordonnateur national, Didier Kiénou, a expliqué que l’Accord-cadre « Biig Veenem », qui signifie « La lumière pour l’enfance » en mooré, est un partenariat pluriannuel entre le gouvernement luxembourgeois et l’ONG Soleil dans la Main.

Didier Kiénou, coordonnateur national.

Mis en œuvre du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2026, ce programme est doté d’un budget de 2,675 milliards de FCFA, financé à 80 % par le ministère luxembourgeois des Affaires étrangères et à 20 % par l’ONG.

Le programme intervient principalement dans les provinces du Bam et du Boulkiemdé, autour de deux axes majeurs : l’amélioration de l’éducation et le renforcement de la protection des enfants et des jeunes en situation de vulnérabilité.

Des réalisations concrètes sur le terrain

Parmi les principales réalisations figurent la construction de 33 salles de classe bioclimatiques, la création ou la réhabilitation de 4 points d’eau potable et de 4 infrastructures d’assainissement, ainsi que l’expérimentation d’un modèle architectural d’écoles adaptées aux réalités climatiques.

Le programme a également permis l’octroi de 750 bourses et kits scolaires à des enfants vulnérables, l’accompagnement de 250 jeunes à travers des bourses d’apprentissage et des kits d’installation, le financement de 200 activités génératrices de revenus et la prise en charge d’environ 140 enfants au centre Neebnooma.

À cela s’ajoutent des actions de formation des enseignants, de renforcement des capacités des services déconcentrés de l’État, des collectivités territoriales et des acteurs communautaires intervenant dans les domaines de l’éducation et de la protection de l’enfance.

Une action saluée par les autorités éducatives

Présent à la cérémonie, Ouédraogo Boureima, directeur provincial de l’Éducation préscolaire, primaire et non formelle du Boulkiemdé, a salué les réalisations de l’ONG dans sa province.

Ouédraogo Boureima, directeur provincial de l’Éducation préscolaire, primaire et non formelle du Boulkiemdé.

Selon lui, depuis 2022, Soleil dans la Main a réalisé de nombreuses infrastructures scolaires et assuré la formation d’enseignants, contribuant ainsi à l’amélioration du système éducatif local. « L’ONG a tout investi pour mettre le personnel enseignant et les élèves dans de bonnes conditions de travail. Cela contribue à l’amélioration substantielle des résultats dans les écoles. C’est une épine qu’elle retire de la main du gouvernement », a-t-il déclaré.

Il a également exprimé le souhait de voir ce partenariat se poursuivre afin de permettre la réalisation de nouveaux projets au profit du système éducatif burkinabè.

Des partenaires institutionnels à la rencontre de bilan.

Une approche récompensée et appelée à se poursuivre

Le nouvel siège de l’ONG Soleil dans la main situé à Ouaga 2000 a été présenté aux partenaires institutionnels, techniques, financiers et communautaires.

L’accord-cadre Biig Veenem a été distingué en 2024 lors de la Nuit des ONG, où il a reçu le prix du meilleur projet du secteur de l’éducation au Burkina Faso.

Fort de ces résultats, le directeur exécutif David Demange a annoncé la volonté de l’organisation de poursuivre ses actions à travers un nouvel accord-cadre couvrant la période 2027-2031, afin de consolider les acquis et de continuer à accompagner les enfants, les jeunes et les communautés les plus vulnérables.

Cette nouvelle phase s’inscrira dans la continuité des actions déjà engagées, avec la même ambition de proposer des solutions durables et innovantes au service du développement des communautés.

Au terme de la rencontre de présentation de bilan d’activités, une visite guidée des partenaires a été également faite au sein du nouveau siège de l’ONG.

Annick HIEN/MoussoNews


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