Santé maternelle et infantile : Étudiants et professionnels de santé unissent leurs réflexions autour de la question

Les étudiants en sciences de la santé ont rencontré des professionnels de la santé, le 18 juillet 2026, à l’Université Joseph Ki-Zerbo. L’objectif était de se pencher sur la question de la santé maternelle et infantile, devenue une préoccupation majeure en raison du contexte d’instabilité que traverse le pays, afin d’identifier des pistes de solutions pour ces deux franges de la population.

« Qualité des soins de santé maternelle, néonatale et infantile au Burkina Faso : quelle contribution des étudiants en sciences de la santé à la génération de données probantes ? », c’est le thème qui a réuni les étudiants en sciences de la santé et leurs aînés exerçant dans le domaine de la santé. Dans un contexte marqué par l’instabilité dans plusieurs zones du pays, les femmes et les enfants figurent parmi les populations les plus vulnérables et celles qui ont le moins accès à des soins de qualité.
C’est donc dans le but d’améliorer la qualité des soins, de renforcer le système sanitaire burkinabè afin de mieux répondre aux besoins de ces populations vulnérables, et de réfléchir à des mécanismes de prise en charge et de protection des mères et des enfants, que cette rencontre d’échanges a été organisée, a expliqué Assebal Sawadogo, représentant des associations d’étudiants en sciences de la santé.

Assebal Sawadogo, représentant des associations d’étudiants en sciences de la santé


Il a ainsi invité ses camarades à participer activement aux échanges afin de susciter en eux la vocation pour la recherche, notamment dans le domaine de la santé maternelle, néonatale et infantile.

Selon la directrice régionale de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Centre (Kadiogo), Dr Tani Sagna, la thématique abordée est d’une grande importance, pour ce qu’elle concerne directement la santé de la mère et de l’enfant.

Dr Tani Sagna Directrice régionale de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation du Centre (Kadiogo)

Selon elle, cette conférence constitue un cadre de réflexion permettant d’identifier des solutions locales adaptées aux réalités que vivent les populations.


Elle a par ailleurs invité les étudiants à intégrer cette réflexion dans leurs travaux de terrain, leurs mémoires ainsi que leurs stages en milieu hospitalier. C’est à cette condition, a-t-elle estimé, qu’il sera possible de mieux prendre en charge cette problématique, de proposer des solutions locales efficaces et d’améliorer durablement la qualité des soins destinés aux mères et aux enfants.

Pour Dr Lazare Belemnaba, Directeur de recherche et Directeur de l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé, cette rencontre est pour les étudiants, une aubaine d’explorer la problématique de la santé maternelle et infantile, en compagnie de leur aînés, connaître les défis à relever dans ce secteur en matière de santé.

Dr Lazare Belemnaba, Directeur de recherche et Directeur de l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé


Très réjoui de la mobilisation des professionnels de santé,
Il a invité les étudiants à se donner à fond aux cours des échanges. << Il n’y a pas de question taboue en matière de santé maternelle et infantile, c’est une occasion pour eux de mieux s’outiller pour une meilleure prise en charge de ces deux franges de la population.>> A-t-il indiqué

Quant au Dr Marie-Jeanne Offosse, représentant l’ONG Health Systems Insight pour les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, parrain de l’événement, elle a également souligné la pertinence du thème retenu. Selon elle, malgré les efforts consentis par le gouvernement en faveur du bien-être de la mère et de l’enfant, de nombreux défis demeurent pour une prise en charge efficace de cette problématique.

Dr Marie-Jeanne Offosse, représentant l’ONG Health Systems Insight pour les pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre

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Accompagner cet événement constitue donc, pour l’ONG, une manière d’apporter son soutien au gouvernement dans son combat en faveur du bien-être de la femme et de l’enfant, en complément des nombreuses actions déjà entreprises.

Elle a également insisté sur l’importance de former la jeune génération à la prise en charge de la santé maternelle et infantile et de susciter chez elle un intérêt particulier pour cette question. « C’est à cette condition que nous pourrons lutter efficacement contre la mortalité maternelle et infantile au Burkina Faso », a-t-elle conclu.

Jonas Porgo / MoussoNews


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