Acte 17 des Trimestrielles de MoussoNews : Plus d’une vingtaine de femmes dépistées gratuitement du cancer du sein et du col de l’utérus

Le 17ᵉ acte des Trimestrielles de MoussoNews s’est tenu le vendredi 31 juillet 2026 à Ouagadougou autour de la prévention des cancers féminins. Plus d’une vingtaine de jeunes filles et de femmes ont bénéficié gratuitement d’un dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus. L’activité a été organisée avec de l’Association burkinabè pour le bien-être familial (ABBF), de Women in Action (WiA), de l’Initiative Pananetugri pour le Bien-être de la Femme (IPBF), de la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Burkina (SOGOB), qui a apporté un appui matériel à l’opération.

 « Plus d’une vingtaine de femmes ont été consultées. Elles se portent bien. Les dépistages du cancer du col de l’utérus et la palpation des seins n’ont révélé aucun cas de cancer. Nous avons seulement constaté quelques infections, qui seront prises en charge », a indiqué Marina Sawadogo, sage-femme , membre de l’Association burkinabè pour le bien-être familial (ABBF).

Marina Sawadogo, sage-femme de l’Association burkinabè pour le bien-être familial (ABBF).

En effet cette séance de sensibilisation a été organisée grâce aussi à l’appui technique de la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Burkina (SOGOB) qui a offert 2 cartons de spéculum ainsi que de l’acide.

Les sages femmes ont rappelé quelques signes pouvant conduire à une consultation. Pour le cancer du col de l’utérus, Marina Sawadogo cite notamment les douleurs pendant les rapports sexuels, les infections à répétition et les saignements en dehors des périodes menstruelles.

Pour le cancer du sein, elle recommande la pratique régulière de l’autopalpation. En cas de nodule ou d’écoulement anormal au niveau du mamelon, une consultation médicale est nécessaire afin de réaliser des examens complémentaires.

Elle ont également insisté sur l’intérêt d’un dépistage précoce. « Lorsqu’il est détecté aux premiers stades, le cancer peut être traité. Les prises en charge deviennent plus difficiles lorsqu’il est diagnostiqué à un stade avancé », a rappelé Alice Sawadogo, animatrice sociale.

Alice Sawadogo, animatrice sociale.

 Kobre wakiyatou,  une autre bénéficiaire du dépistage a également relayé l’information sur ses réseaux sociaux afin d’encourager d’autres femmes à participer. « Pour le cancer du sein, nous avons appris à pratiquer l’auto palpation. Mais pour le cancer du col de l’utérus, seul un agent de santé peut réaliser le dépistage. Dès que j’ai vu l’annonce, je l’ai partagée sur ma page Facebook et dans plusieurs groupes afin que d’autres femmes puissent en profiter », explique-t-elle.

Kobre wakiyatou,  une autre bénéficiaire du dépistage .

Elle reconnaît avoir tenté à plusieurs reprises de se faire dépister dans un centre de santé sans y parvenir en raison de l’affluence. « J’ai essayé plusieurs fois dans un CSPS, mais les sages-femmes étaient occupées. Cette initiative m’a permis de faire enfin mon dépistage. Les résultats sont rassurants et on m’a conseillé de revenir dans trois ans », précise-t-elle.

Pour elle, ces campagnes constituent une opportunité à saisir. « Quand on parle de santé, c’est notre première richesse. Les femmes doivent profiter de ces occasions gratuites pour se faire dépister », lance-t-elle.

Sana Aïcha, une autre participante.

Pareillement , Sana Aïcha participait pour la première fois à une séance de dépistage. « Je vois qu’il y a de plus en plus de femmes qui souffrent du cancer du sein et du cancer du col de l’utérus. C’est ce qui m’a motivée à venir me faire dépister pour prévenir », confie-t-elle.

À l’issue de son examen, elle dit avoir été rassurée par les résultats. « La sage-femme m’a dit que tout est normal et que je devrai revenir dans trois ans. Ce qui est encourageant, c’est que le dépistage ne fait pas mal et qu’il est gratuit », souligne-t-elle. Elle encourage à son tour les femmes à franchir le pas. « Ces cancers ne pardonnent pas. Il vaut mieux connaître son état de santé à temps afin d’être prise en charge si nécessaire », conseille-t-elle.

Dre Dipama Aïda, médecin généraliste et coordonnatrice de la santé sexuelle et reproductive de Women in Action.

Partenaire de cette initiative, Women in Action (WiA) a accompagné cette journée dans le cadre de ses actions en faveur de la santé sexuelle et reproductive des femmes et des jeunes filles. « Nous voulons montrer qu’en dehors d’Octobre Rose, le dépistage est disponible, gratuit et accessible tout au long de l’année. Nous souhaitons accompagner les femmes qui n’ont pas pu se faire dépister en octobre ou qui hésitent encore à franchir le pas », explique la Dre Dipama Aïda, médecin généraliste et coordonnatrice de la santé sexuelle et reproductive de Women in Action.

Bassératou Kindo, promotrice de MoussoNews.

La promotrice de MoussoNews, Bassératou Kindo a pour sa part remercier toutes les structures qui ont fait de cet act 17, un succès et surtout une journée réconfortante et constructive pour les femmes dépistées.

Annick HIEN/MoussoNews


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