Burkina : 778 cas d’enlèvements de mineurs en 2025, le Goulmou concentre 39,2 % du total

Le nombre d’enlèvements de mineurs a fortement augmenté au Burkina en 2025. Les services de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale ont enregistré 778 cas, contre 426 en 2024, soit une hausse de 82,63 %. Selon les statistiques de la Direction générale des études et des statistiques sectorielles (DGESS) du ministère chargé de la Sécurité, 3 920 cas d’enlèvement de mineurs ont été recensés entre 2020 et 2025.

La région du Goulmou arrive largement en tête des régions les plus touchées en 2025. Elle compte 305 cas, soit 39,2 % du total national. Elle est suivie du Kadiogo avec 92 cas, de Nando (80), de Guiriko (65), de Yaadga (60) et de Nakambé (58). D’autres régions enregistrent des chiffres moins élevés : Koulsé (38 cas), Oubri (37), Djorô (22), Bankui (16), Nazinon (4) et Tannounyan (1). Aucun cas n’a été enregistré dans le Liptako en 2025.

La hausse est particulièrement marquée dans certaines régions. Le Kadiogo, par exemple, est passé de 9 cas en 2024 à 92 en 2025. Le Nakambé, qui n’avait enregistré aucun cas en 2024, en compte 58 en 2025. Sur la période 2020-2025, le Goulmou reste également la région la plus concernée avec 1 692 cas, soit 43,16 % de l’ensemble des cas enregistrés dans le pays.

Il est suivi de Nando avec 441 cas, Nakambé avec 368, Guiriko avec 334 et Bankui avec 269 cas. À elles cinq, ces régions cumulent 3 104 cas, représentant 79,18 % des 3 920 enlèvements de mineurs recensés au Burkina Faso entre 2020 et 2025. Les données montrent une évolution irrégulière du phénomène. Le pays avait enregistré 747 cas en 2020, avant d’atteindre un pic de 915 cas en 2021.

Le nombre de cas avait ensuite progressivement diminué pour atteindre 559 en 2022, 495 en 2023 et 426 en 2024. L’année 2025 marque donc une nette rupture avec cette tendance baissière, avec 778 cas enregistrés.

Selon la définition retenue par le ministère chargé de la Sécurité, l’enlèvement de mineur désigne notamment le fait d’enlever ou de déplacer un mineur par violences, menaces ou fraudes, ou de le faire enlever ou déplacer des lieux où il était placé sous l’autorité ou la responsabilité d’une personn

Source : Sira Info

Repris par Annick HIEN/MoussoNews


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