« Avec peu de moyen sur TikTok, un jeune peut présenter sa créativité au monde entier » Nicolas Somé alias « Race Humaine »
Nicolas Somé se fait appeler sur la plateforme de réseau social TikTok – Race Humain-. Depuis deux ans, il y crée du contenu de promotion des talents, sur la jeunesse, le divertissement et bien d’autres. Son ambition :faire « Race humaine » d’un simple nom sur les réseaux sociaux vers une véritable identité et une marque reconnue dans le monde entier.
- Présentez-vous à nos lecteurs ?
Je m’appelle Nicolas Somé, connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme « race humaine ». Je suis un jeune créateur de contenu burkinabè basé à Ouagadougou. Je crée principalement du contenu destiné à divertir, mais aussi à mettre en valeur la jeunesse et certains aspects de mon pays. À travers mes vidéos, j’essaie de transmettre de la bonne humeur, de faire découvrir des choses et surtout de montrer qu’un jeune Africain peut utiliser les réseaux sociaux pour créer quelque chose de positif.
- Pourquoi le pseudo – race humaine- ?
J’ai choisi le nom « race humaine » parce que je voulais un nom qui représente tout le monde, sans distinction. Pour moi, avant nos différences de nationalité, de couleur ou d’origine, nous appartenons tous à la même humanité. C’est aussi un nom qui attire l’attention et qui correspond à la manière dont je veux être identifié sur les réseaux sociaux.
- Depuis quand créez-vous des contenus et pourquoi le choix de Tiktok ?
Je crée du contenu depuis environ deux ans. J’ai choisi TikTok parce que c’est une plateforme qui permet à n’importe quel jeune, même avec peu de moyens au départ, de présenter sa créativité à un très large public. J’ai commencé progressivement et, avec le temps, mon contenu a évolué. Aujourd’hui, je continue à apprendre, à expérimenter de nouveaux formats et à chercher constamment à améliorer mes vidéos.
- Quels sont les thématiques que vous abordez dans la création de vos contenus ?
Je fais principalement des vidéos de danse, de prank et de divertissement, mais je réalise également du contenu autour du showbiz. Je fais aussi des lives et des activités dans différents endroits, notamment dans des établissements scolaires. J’aime également montrer la beauté de mon pays et faire découvrir certains lieux ou certaines réalités du Burkina Faso. Mon objectif est de proposer un contenu varié afin que les personnes qui me suivent puissent toujours découvrir quelque chose de différent.
- Vous montez vous-même les vidéos et avec quel plateforme – cup cut- ou kinémaster, etc….
Oui, je participe moi-même à la préparation et au montage de mes contenus. J’utilise notamment des applications de montage adaptées aux vidéos pour les réseaux sociaux, comme CapCut. Le montage est une partie importante du travail parce qu’une bonne idée doit aussi être bien présentée pour retenir l’attention du public.
- Vos parents vous soutiennent-ils dans cette aventure sur les réseaux sociaux ?
Le soutien de la famille est important dans une aventure comme celle-ci. Au fur et à mesure que mon activité a évolué, j’ai pu leur montrer que la création de contenu pouvait être quelque chose de sérieux lorsqu’on la pratique avec discipline et responsabilité. Aujourd’hui, leur soutien et leurs conseils comptent beaucoup pour moi.
- Quels ont été leur réaction à vos débuts ?
Comme beaucoup de parents, ils ont certainement eu des interrogations au début. Quand on commence à consacrer beaucoup de temps aux réseaux sociaux, il faut réussir à démontrer que ce n’est pas simplement une distraction. Avec le temps, les résultats et l’évolution de mon travail leur ont permis de mieux comprendre ma démarche et mon ambition.
- Comment un jeune burkinabè doit-il aujourd’hui utiliser les réseaux sociaux notamment tiktok ?
Je pense qu’un jeune Burkinabè doit utiliser les réseaux sociaux comme un outil, et pas seulement comme un moyen de passer le temps. TikTok peut servir à apprendre, à développer son talent, à faire connaître son activité, à promouvoir son pays et même à créer des opportunités professionnelles. Il faut également faire attention à ce que l’on publie, respecter les autres et éviter de se laisser entraîner dans les polémiques inutiles. Le plus important est de rester soi-même et de travailler régulièrement.
- Quel influenceur burkinabè vous inspire et qui est un modèle pour vous ?
Je respecte beaucoup les créateurs burkinabè qui ont réussi à construire leur communauté grâce à leur travail et à leur régularité. Je m’inspire surtout de ceux qui arrivent à évoluer, à se renouveler et à transformer leur visibilité en véritables projets. Pour moi, chaque créateur peut avoir quelque chose à m’apprendre, même lorsque nous n’avons pas le même style de contenu.
- Le président du Faso, le Capitaine Ibrahim Taoré appelle les jeunes africains à créer plutôt qu’à consommer. Quel est votre rêve dans cet élan de création ou d’invention ?
Mon rêve est de pouvoir aller beaucoup plus loin dans la création de contenu et de construire une véritable carrière autour de ma créativité. Je souhaite également contribuer à montrer une image positive de la jeunesse burkinabè et du Burkina Faso. À long terme, j’aimerais développer des projets qui dépassent les simples vidéos sur TikTok, créer des opportunités pour d’autres jeunes et pourquoi pas participer à la création de projets innovants dans le domaine du numérique et du divertissement.
- Quels sont vos projets ?
Je souhaite continuer à développer ma communauté, améliorer la qualité de mes contenus et diversifier mes activités. Je veux également travailler avec davantage de partenaires et développer des collaborations qui me permettront de professionnaliser mon activité. Mon ambition est de faire évoluer progressivement « race humaine » d’un simple nom sur les réseaux sociaux vers une véritable identité et une marque reconnue.
- Si vous êtes devant un jeune de 15 ans qui souhaite faire comme vous, quel sera votre conseil ?
Je lui dirais de commencer, mais surtout de ne pas chercher à devenir quelqu’un d’autre. Il faut croire en son idée, travailler régulièrement et accepter de progresser petit à petit. Au début, les vidéos peuvent ne pas avoir beaucoup de vues et certaines personnes peuvent se moquer de vous. Il ne faut pas abandonner pour autant. Il faut apprendre de ses erreurs, respecter son public, rester discipliné et surtout ne pas négliger ses études ou sa formation. Les réseaux sociaux peuvent ouvrir des portes, mais il faut se construire sérieusement pour pouvoir saisir les opportunités lorsqu’elles arrivent.
Interview réalisée en ligne par Julie Jessica/MoussoNews
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