Des journalistes « forcés » à participer à une formation militaire ? Quand certains médias occidentaux racontent une  » réalité » qu’ils n’ont pas vécue

L’une des actualités de la semaine aura été l’immersion de 44 femmes et hommes de médias au sein de l’Académie de Police de Pabré. Une initiative du Ministère de la Sécurité visant notamment à rapprocher les professionnels des médias des Forces de défense et de sécurité (FDS), mais aussi à leur permettre de découvrir, de l’intérieur, une partie de leur quotidien, leurs contraintes, leurs sacrifices et les réalités auxquelles ils font face dans le cadre de la reconquête du territoire national.

Pourtant, à peine l’immersion terminée, certains médias étrangers ont choisi de raconter une autre histoire : celle de journalistes qui auraient été « contraints » de participer à cette activité.

Une affirmation grave et très loin de l’éthique et la déontologie du journalisme

Car en journalisme, avant de publier, il y a une règle fondamentale : collecter, vérifier, traiter et diffuser l’information. Le traitement journalistique ne consiste pas à reprendre une affirmation parce qu’elle correspond à un récit que l’on souhaite raconter. Il consiste à confronter les faits, à écouter les personnes concernées et à vérifier ce qui peut l’être.

Alors, que disent les principaux intéressés ?

Parmi les 44 journalistes ayant pris part à cette immersion, certains s’y sont inscrits volontairement. Notre journaliste de MoussoNews a été officiellement invité par le ministère en charge de la Communication.

Durant 5 jours, ces professionnels des médias ont été formés, découverts certaines réalités de l’univers des FDS et échangé avec des acteurs engagés dans la défense du territoire.

Et au terme de cette immersion, ce sont surtout des expériences, des connaissances et un regard différent qui ont été ramenés et également une nouvelle famille a été créé.

Il est donc pour le moins surprenant de voir certains médias, qui n’ont pas vécu cette immersion de l’intérieur, expliquer à ceux qui y ont participé qu’ils auraient été forcés de le faire.

Qui mieux que les personnes présentes peut témoigner de ce qu’elles ont vécu ?

Le Burkina Faso traverse une guerre qui ne se joue pas uniquement sur le terrain. Elle se joue aussi dans l’espace informationnel. Les récits produits sur notre pays participent à façonner son image, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Cela impose à tous les professionnels de l’information une responsabilité particulière : celle de produire des contenus justes, professionnels, basés sur la réalité du terrain. Cette immersion, 44 journalistes burkinabè, venus de Ouagadougou et plusieurs régions du pays l’ont vécue. Et derrière ces 44 journalistes, il y avait 44 regards, 44 expériences et 44 histoires à raconter.

Diane SAWADOGO/ MoussoNews


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