Burkina : L’artiste Miss Ouena demande pardon après une publication jugée contraire aux mœurs

L’artiste-musicienne Nadine Ouédraogo, connue sous le nom de Miss Ouena, demande pardon aux Burkinabè après la publication, le 12 août 2026, d’un contenu musical qui a suscité des réactions négatives. Elle reconnaît une erreur et appelle les internautes à ne plus partager la vidéo concernée.
« Le contenu était vraiment déplorable ». Le 12 août dernier, Nadine Ouédraogo publie sur YouTube et TikTok une vidéo musicale qui provoque rapidement des réactions. Selon l’artiste, le contenu est jugé contraire aux mœurs et porte atteinte à la pudeur.
Convoquée à la Brigade centrale de lutte contre la criminalité, Miss Ouena dit avoir pris conscience de la portée de sa publication. Elle affirme avoir depuis supprimé les contenus concernés de ses réseaux sociaux.
« C’était une chanson pour les funérailles et je l’ai reprise pour en faire un tube », explique-t-elle dans son témoignage. L’artiste assure ne pas avoir mesuré, au moment de la publication, que le contenu pouvait être considéré comme contraire aux mœurs.
Des excuses adressées aux Burkinabè
Consciente de son erreur, Nadine Ouédraogo présente ses excuses aux autorités administratives et coutumières ainsi qu’à l’ensemble de la population burkinabè.
Elle promet également de ne plus reproduire un tel acte et demande aux personnes qui détiennent ou partagent encore la vidéo de la supprimer et de cesser sa diffusion.
« Je demande donc pardon à nos autorités administratives, coutumières et à l’ensemble des Burkinabè. Je ne vais plus jamais commettre une telle erreur », déclare-t-elle.
Un message aux jeunes artistes
Revenue sur cette affaire, Miss Ouena en profite pour adresser un message à ses confrères, particulièrement aux jeunes artistes présents sur les réseaux sociaux. Elle les invite à faire preuve de prudence dans les contenus qu’ils produisent et diffusent.
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Pour l’artiste, son expérience doit servir d’avertissement à d’autres créateurs afin qu’ils évitent de reproduire la même erreur.
Au Burkina Faso, rappelle l’élément sonore, les réseaux sociaux ne constituent pas une zone de non-droit. Les contenus portant atteinte à la pudeur ou à la dignité peuvent être sanctionnés conformément aux dispositions en vigueur.
Diane SAWADOGO/ MoussoNews
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