Burkina : Le pasteur Guillaume condamné à 11 ans de prison ferme pour viol aggravé

Le fondateur de l’Église « Tabernacles des fils du Royaume des Cieux », Moumouni Ibrahima dit Pasteur Guillaume, alias « le Patriarche », a été condamné à 11 ans d’emprisonnement ferme et à une amende d’un million de francs CFA. Son verdict a été rendu leendredi 28 août 2026.
La Chambre criminelle du Tribunal de grande instance Ouaga II a rendu son verdict dans l’affaire opposant le ministère public à Moumouni Ibrahima dit Pasteur Guillaume, alias « le Patriarche ».
Le fondateur de l’Église « Tabernacles des fils du Royaume des Cieux » a été reconnu coupable de plusieurs infractions, notamment de viol aggravé, tentative de viol aggravé, harcèlement sexuel, menaces sous condition, escroquerie et abus de faiblesse, selon le compte rendu du Parquet.
Pour l’ensemble de ces faits, la Chambre criminelle l’a condamné à 11 ans d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende d’un million de francs CFA, également ferme.
La juridiction a en outre prononcé l’interdiction définitive du territoire burkinabè à l’expiration de sa peine.
21 millions de francs CFA à verser aux victimes
Sur le plan civil, la Chambre criminelle a condamné Moumouni Ibrahima à verser 21 millions de francs CFA à 2 victimes qui s’étaient constituées parties civiles.
Afin de garantir l’exécution des condamnations pécuniaires, la juridiction a fixé la contrainte judiciaire à 12 mois d’emprisonnement. Elle a également ordonné la confiscation au profit du Trésor public des sommes placées sous scellé.
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Une affaire révélée en juin 2026
Pour rappel, l’affaire avait été rendue publique le 19 juin 2026, lorsque le Parquet près le Tribunal de grande instance Ouaga II avait annoncé l’ouverture d’une enquête visant le responsable religieux, à la suite de la plainte d’une fidèle.
Selon le Parquet, Moumouni Ibrahima était notamment accusé d’user de sa position d’homme de Dieu pour contraindre ses fidèles à entretenir des relations sexuelles avec lui, en recourant à des menaces.
Il lui était également reproché de se faire remettre diverses sommes d’argent au préjudice de la plaignante et d’autres victimes.
Les investigations menées à la suite de la plainte avaient conduit à son arrestation, puis à l’engagement de poursuites devant la Chambre criminelle du Tribunal de grande instance Ouaga II.
À l’issue du procès, le Procureur du Faso a félicité les différents acteurs judiciaires impliqués dans le traitement de l’affaire, depuis la phase de l’enquête de police judiciaire jusqu’au jugement. Il a également encouragé les populations à dénoncer les infractions auprès des autorités compétentes.
Source : Ministère de la Justice
Annick HIEN/MoussoNews
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