Hélène Nikiéma/Bado : De fille de salle à sage-femme, 34 ans d’expérience au service de la santé et de la vie

Depuis le 7 octobre 1992, Hélène Nikiéma/Bado évolue dans le secteur de la santé publique. Elle a débuté en tant que fille de salle à Fada aux fonctions de sage-femme qu’elle exerce aujourd’hui à l’unité de néonatalogie du Centre hospitalier universitaire Sourô Sanou (CHUSS) de Bobo-Dioulasso.
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L’entrée de Hélène Nikiéma/Bado dans le monde de la santé n’était pas véritablement planifiée. Après la proclamation des résultats en 1992, un cousin l’accompagne à l’Office national de promotion de l’emploi (ONPE), où elle participe à un tirage au sort qui détermine son affectation.
Elle est ainsi orientée vers l’hôpital de Fada, dans la région du Gourma. À cette époque, elle connaissait peu le milieu hospitalier ainsi que les réalités du métier qui l’attend. Affectée comme fille de salle, elle découvre les tâches d’entretien liées à cette fonction.
Déconcertée par cette réalité, elle quitte momentanément Fada pour Ouagadougou. Ses parents l’encouragent cependant à retourner à son poste.
Elle revient alors à Fada et décide d’apprendre son métier. « Je ne savais pas qu’il fallait nettoyer. Mais quand j’ai su et que je pouvais aussi progresser, j’ai commencé à travailler », témoigne-t-elle.
Cette décision a été le début de son parcours professionnel qui la conduira dans plusieurs localités du pays, dont Koupéla, Saponé, Targho, Ouagadougou et Banfora.
Au fil des années, elle multiplie les formations et les expériences professionnelles. Elle poursuit notamment sa formation à l’École nationale de santé publique (ENSP) de Koudougou, puis à celle de Tenkodogo.
Animée par la volonté d’évoluer dans sa carrière, Hélène Nikiéma reprend encore les études. De 2016 à 2018, elle suit une formation de sage-femme à l’ENSP de Ouagadougou.
Depuis le 12 décembre 2018, elle exerce au CHUSS de Bobo-Dioulasso, au sein de l’unité de néonatalogie, où elle contribue à la prise en charge des nouveau-nés. Cependant, son parcours n’a toutefois pas été exempt de difficultés. Au cours de sa 5e année de service, elle attend le lancement d’un concours professionnel qui tarde à être organisé.

La déception est grande et elle en pleure. Le concours sera finalement lancé l’année suivante. Elle nourrit par la suite d’autres ambitions professionnelles, celle de devenir attaché de santé, ou même conseiller de santé. La suspension des concours professionnels mettra cependant un terme à ces projets.
Malgré ces obstacles, Hélène Nikiéma porte un regard reconnaissant sur son parcours. « Je suis très heureuse de mon parcours. Je rends grâce à Dieu et je remercie mon époux, mes parents et ma hiérarchie partout où je suis passée », reconnait-elle.
Après 34 années dans le secteur de la santé, son engagement demeure intact. Aux jeunes qui souhaitent embrasser le métier de sage-femme, elle adresse ce message : « Il n’y a rien de tel que de s’occuper des femmes et de les aider à mettre des enfants au monde ».
Source : Ministère de la Santé
Annick HIEN/MoussoNews
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