Justice burkinabè : 1,95 milliard de FCFA d’amendes recouvrés en 6 mois

Le ministère de la Justice et des Droits humains affiche une progression importante dans le recouvrement des amendes. En six mois, 1,95 milliard de FCFA ont été encaissés grâce aux mesures alternatives aux poursuites, contre 270 millions de FCFA sur la période 2022-2024.
A l’occasion de l’exposition gouvernementale consacrée au bilan de l’action publique, face aux citoyens, le ministre de la Justice et des Droits humains, Me Edasso Rodrigue Bayala, a fait le bilan de ses actions tout en mettant en avant les performances réalisées en matière de recouvrement des amendes.
Au titre des mesures alternatives aux poursuites, 1,95 milliard de FCFA ont été recouvrés en seulement six mois en 2026. Une progression significative comparativement aux 270 millions de FCFA enregistrés entre 2022 et 2024
Dans ce cadre, les montants recouvrés ont atteint 350 millions de FCFA au mois d’août et dépassé 300 millions de FCFA en septembre 2026, selon les chiffres présentés par le ministre.
Sur une période plus large, le département de la Justice indique avoir mobilisé 10,38 milliards de FCFA entre 2023 et 2025 au titre des amendes et créances contentieuses.
Plus de 18 000 procédures évacuées
Le bilan présenté ne se limite pas aux recettes. En matière de traitement des dossiers judiciaires, le ministère a rappelé l’opération « Casier vide », lancée en 2025 pour accélérer le traitement des affaires en instance depuis plusieurs années.
En l’espace de 55 jours, plus de 8 000 affaires ont été jugées et, à ce jour, plus de 18 000 procédures ont été évacuées, selon les données communiquées lors de l’exposition gouvernementale.
Les juridictions de Djibo, Dori, Kongoussi, Bogandé, Tougan et Nouna ont notamment regagné leurs sièges, permettant la reprise du service public de la justice dans ces localités.
Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la criminalité économique, plus de 41 milliards de FCFA de condamnations pécuniaires ont été prononcées par les pôles économiques et financiers ainsi que les pôles antiterroristes.
Ce montant ne prend pas en compte les biens meubles et immeubles saisis qui n’avaient pas encore fait l’objet d’une évaluation au moment de la présentation du bilan. Le ministre affirme que cette disposition a permis d’enregistrer 604 tonnes de céréales.
Les nouvelles toges destinées aux magistrats seront désormais confectionnées au Burkina Faso. À titre illustratif, la toge rouge de magistrat, autrefois importée à environ 850 000 FCFA, est aujourd’hui produite localement pour 150 000 FCFA.
Me Bayala également évoquées la possibilité de tenir des procès dans les langues nationales,le recours à la visioconférence. L’instauration du juge unique ainsi que la création de chambres criminelles au sein des tribunaux de grande instance.
Le ministre a aussi cité l’extension des tribunaux du travail, les évolutions apportées au Code des personnes et de la famille, ainsi que la loi Faso Baoré, qui valorise les mécanismes endogènes de règlement des conflits.
Ainsi que l’institution des langues nationales comme langues officielles, à l’ouverture de l’École supérieure de la magistrature aux non-magistrats, au changement de la devise nationale et à la suppression de certaines institutions.
Source : AIB
Aïcha Estelle ZONGO / SORO (Stagiaire)
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