« Je l’ai fait par mégarde » : Gafarou Nignan revient sur sa publication annonçant la fin du pouvoir du Capitaine Ibrahim Traoré

Interpellé par la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) après une publication sur sa page Facebook annonçant la fin du pouvoir du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré en décembre 2026, Gafarou Nignan revient sur ses propos. Dans un témoignage diffusé par la BCLCC, l’ingénieur statisticien-démographe reconnaît avoir porté atteinte au Chef de l’État, affirme n’avoir eu « aucune intention » derrière sa publication et dit l’avoir faite « par mégarde ».
Le 27 septembre 2024, Gafarou Nignan, ingénieur statisticien-démographe, avait publié sur sa page Facebook un message dans lequel il affirmait : « la fin du pouvoir du Capitaine Ibrahim Traoré est programmée par Allah pour décembre 2026, incha’Allah ».
Cette publication lui a valu une interpellation par la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC). Dans un témoignage diffusé par la structure, Gafarou Nignan revient sur cette publication et présente sa version des faits.Face à la caméra, Gafarou Nignan reconnaît être l’auteur de la publication et dit ne pas avoir eu d’intention particulière derrière celle-ci. Il reconnaît ensuite que cette publication a, selon lui, porté atteinte au chef de l’État.
« À travers cette publication sur ma page Facebook, j’ai porté atteinte à notre chef d’État qu’est le capitaine Ibrahim Traoré », a-t-il dit.
Gafarou Nignan poursuit en évoquant la portée de son acte et affirme l’avoir commis « par mégarde ».
« Le faire contre son Chef d’État, tu dois être traité d’apatride. Moi je l’ai fait par mégarde », a t’il ajouté. Dans son témoignage, Gafarou Nignan présente également des excuses à ceux qui auraient été affectés par sa publication, notamment les personnes qui, selon lui, portent le président dans leur cœur.
« Donc, s’il vous plaît, vous pouvez porter à l’intégrité de quelqu’un, n’en parlons pas le chef d’État, il doit être respecté par tous. J’ai frustré aussi certaines personnes qui ont le président dans leur cœur. Moi-même j’ai le président dans mon cœur », a-t-il lancé. Il demande ensuite pardon au chef de l’État et au peuple burkinabè. « Je vous demande pardon, Capitaine Ibrahim Traoré. Je demande pardon à tout le peuple burkinabè », a-t-il plaidé.
Au-delà de son propre cas, Gafarou Nignan adresse une mise en garde aux utilisateurs des réseaux sociaux. Il les invite à mesurer la portée de leurs publications.
« Je vous demande de faire très attention avec les réseaux sociaux. À l’endroit vraiment de tous ceux qui font ce genre de publication, c’est une infraction qu’on pourrait qualifier d’atteinte à la sûreté de l’État. C’est contre la bonne marche de l’État. Donc c’est des choses que je vous demande d’éviter au maximum possible ».
Diane SAWADOGO / MoussoNews
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