Nobel de la paix 2026 : Navi Pillay remporte le prix, Donald Trump une nouvelle fois écarté

Alors que Donald Trump revendiquait avoir mis fin à huit guerres et espérait ardemment décrocher le prix Nobel de la paix, le comité norvégien a porté son choix, ce vendredi 9 octobre 2026, sur la juriste sud-africaine Navi Pillay. À 85 ans, cette figure de la justice internationale est distinguée pour son engagement en faveur de la paix et du droit international, dans un monde marqué par les conflits armés.

Le verdict est tombé à Oslo, en Norvège. Le prix Nobel de la paix 2026 revient à Navanethem « Navi » Pillay, ancienne haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme et magistrate reconnue pour son action en faveur de la justice internationale. Un choix qui contraste avec les ambitions affichées par le président américain Donald Trump, qui multipliait encore, à la veille de l’annonce, les arguments pour convaincre qu’il méritait cette distinction.

« J’ai réglé 8 guerres », répétait-il pour défendre sa candidature. Le dirigeant américain présentait ses initiatives diplomatiques comme un bilan exceptionnel et estimait que ses efforts justifiaient pleinement l’attribution du Nobel.

D’un côté, un Président qui met en avant ses succès diplomatiques et réclame une reconnaissance internationale ; de l’autre, une juriste dont le parcours s’est construit autour de la défense des Droits humains, de la lutte contre l’impunité et de la poursuite des auteurs des crimes les plus graves.

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Née à Durban, en Afrique du Sud, dans une famille d’origine tamoule indienne, Navi Pillay a grandi sous le régime de l’apartheid. Avocate, elle s’est d’abord engagée dans la défense des personnes confrontées aux discriminations raciales, avant de poursuivre son parcours au sein des institutions judiciaires sud-africaines et internationales.

En 1995, elle devient juge à la Haute Cour d’Afrique du Sud. 4 ans plus tard, elle prend la présidence du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), où elle contribue à faire reconnaître le viol et les violences sexuelles comme des actes pouvant constituer des crimes contre l’humanité et des éléments du génocide.

De 2008 à 2014, elle occupe le poste de haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. Elle a également exercé comme juge à la Cour pénale internationale (CPI). Son parcours est marqué par une même exigence : faire en sorte que les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité et les génocides puissent donner lieu à des poursuites judiciaires.

En lui décernant le Nobel de la paix, le comité norvégien salue précisément son rôle dans la promotion de la paix et du droit international.

Diane SAWADOGO / MoussoNews


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