JEPPC 2026 : Routes, logements, ponts… le bilan du ministère de la Construction de la Patrie

Plus de 1 000 km de pistes rurales réalisées, 340 km de voiries aménagées et bitumées, plus de 4 300 ouvrages de franchissement construits et 1 515 logements réalisés. Ce sont quelques chiffres présentés le vendredi 9 octobre 2026 dans le cadre de l’exposition gouvernementale des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC).
Représentant le ministre de la Construction de la Patrie, empêché pour des contraintes d’agenda, le Secrétaire général du ministre, le Commandant Ollo Palenfo, a exposé les réalisations des 4 dernières années ainsi que les chantiers en cours et les priorités du département.
Plus de 1 000 km de pistes rurales et 4 300 ouvrages de Franchissement
Relier les territoires, faciliter les déplacements et rapprocher les populations des services sociaux de base : le désenclavement occupe une place importante dans le bilan présenté par le ministère.
Au cours des 4 dernières années, plus de 1 000 km de pistes rurales ont été réalisés par méthode mécanisée et 150 km par la méthode à haute intensité de main-d’œuvre. À cela s’ajoutent plus de 250 km de routes nationales et régionales construites, réhabilitées ou modernisées, notamment sur les axes Bobo-Dioulasso–Orodara, Orodara–Banfora et Orodara–frontière du Mali.
Dans les grandes villes, plus de 340 km de voiries ont été aménagés et bitumés. À Ouagadougou, les travaux concernent notamment le boulevard des Tensoaba, les avenues Yennenga et Mogho ainsi que des voies d’accès à Kossyam et Nagrin. À Bobo-Dioulasso, figurent entre autres la route de Leguema, la voie d’accès au camp de Dafra et l’avenue de l’AES.
Le bilan fait également état de plus de 4 300 ouvrages de franchissement réalisés, dont le pont de Herredougou, long de 72 mètres sur la RN1, le pont de Banakélédaga et le dalot multicellulaire de Bama. 5 ponts mobiles de type Unibridge ont par ailleurs été acquis pour répondre aux situations d’urgence.
Autre avancée présentée : la reprise du trafic ferroviaire sur l’axe Ouagadougou–Bobo-Dioulasso–Banfora–Niangoloko.
L’amélioration du cadre de vie constitue un autre volet du bilan. En matière d’assainissement, le ministère annonce la réalisation de 15,5 km de caniveaux à Bobo-Dioulasso, 13,3 km à Kaya, 14 km à Ouahigouya et 40 km à Fada N’Gourma.
Des opérations pilotes de lutte contre l’habitat spontané ont également été engagées sur 1 172 hectares à Bobo-Dioulasso et 1 406 hectares à Ouagadougou.
En collaboration avec l’administration pénitentiaire, des actions d’assainissement ont permis le curage de 80 km de caniveaux, l’enlèvement de plus de 8 953 m³ de déchets, le désherbage de plus de 506 hectares et la mise en terre de 9 893 plants.
1 515 logements réalisés et plus de 13 000 parcelles viabilisées
L’accès au logement figure parmi les autres résultats mis en avant. Selon le bilan présenté, 1 515 logements ont été réalisés dans plusieurs localités, notamment à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Kaya, Tougouri et Dori.
Le ministère fait également état de 13 387 parcelles viabilisées, dont 10 087 par la Société nationale d’aménagement des terrains urbains (SONATUR) et 3 300 dans le cadre du relais cité des commerçants, destiné à l’habitat et aux activités économiques.
Parmi les projets immobiliers cités figurent les 38 villas triplex de Cissin, Zafara Plaza, le complexe de Rimkieta, qui doit accueillir des appartements, des bureaux et des commerces, ainsi que des programmes immobiliers à Bobo-Dioulasso.
Plus de 12 600 chantiers contrôlés
Le ministère met également en avant les actions engagées pour renforcer la qualité et la sécurité des constructions. Au total, 12 645 chantiers et 405 sites de promoteurs immobiliers ont été contrôlés. À Ouagadougou, 451 chantiers abandonnés ont fait l’objet d’opérations de sécurisation.
Le Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics a été modernisé. Le département a aussi assuré le contrôle technique de grands investissements, notamment des universités, des lycées techniques, du stade de Bobo-Dioulasso et du siège de la Direction générale des impôts.
La conception et la supervision de 12 amphithéâtres universitaires, d’infrastructures sanitaires et d’autres équipements publics figurent également parmi les actions présentées.
Réformes et modernisation de l’administration
Le bilan comprend aussi la révision de la loi sur la promotion immobilière et du Code de l’urbanisme et de la construction, ainsi que l’adoption de la Stratégie nationale des villes 2027-2031.
Dans le cadre de la dématérialisation des procédures, une plateforme numérique dédiée à la carte de démarcheur du bail a permis de confectionner et de délivrer 532 cartes. Le ministère cite également la mise en place d’un guichet unique des actes de construire et d’aménager.
L’École nationale des travaux publics fait, pour sa part, l’objet d’un renforcement à travers la réalisation d’un bâtiment R+2, l’installation d’un laboratoire géotechnique moderne et la diversification des formations dans les domaines du transport, de l’énergie, de la géologie et des mines.
Parallèlement, l’Institut géographique du Burkina Faso est engagé dans un processus de modernisation, avec l’acquisition d’équipements tels que des drones, un laser 3D, des échosondeurs et des systèmes GNSS.
L’autoroute Ouagadougou–Bobo-Dioulasso parmi les projets en cours
Pour les prochaines étapes, le ministère cite notamment le projet d’autoroute reliant Ouagadougou à Bobo-Dioulasso, présenté comme un axe destiné à fluidifier les échanges économiques et à renforcer l’intégration nationale. Les projets immobiliers et les infrastructures structurantes figurent également parmi les chantiers annoncés.
Les priorités affichées portent sur l’achèvement des grands investissements, l’entretien des infrastructures existantes, la poursuite du désenclavement des zones de production, la prévention de l’habitat spontané et l’accroissement de l’offre de logements décents.
Le Ministère de la construction de la Patrie entend également promouvoir les entreprises, les laboratoires, les écoles et les matériaux locaux afin de renforcer les capacités nationales dans la conception, la construction et l’entretien des infrastructures.
A la suite de cette présentation, place au face à face avec la population. Faso mêbo, le projet ferroviaire de l’Alliance des États du Sahel (AES), la réouverture de la RN23, ont, entre autres été les différentes préoccupations des burkinabè.
Les échanges avec le public ont permis de recueillir les préoccupations et les contributions des citoyens sur le développement du secteur.
Diane SAWADOGO / MoussoNews
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