CEB de Kaya II : Les enseignantes sommées de mettre fin à leurs activités commerciales

Dans une note datée du 12 octobre 2026, l’inspecteur, chef de la Circonscription d’éducation de base (CEB) de Kaya II, dénonce la poursuite d’activités commerciales par certains enseignants, malgré leur interdiction formelle. Il évoque notamment des disputes autour des petits marchés scolaires et des achats imposés à certains élèves.
La pratique du commerce par des enseignants dans les écoles est au cœur d’une interpellation à la Circonscription d’éducation de base (CEB) de Kaya II, dans la région des Koulsé. Dans une note adressée aux agents en service dans la circonscription, le 12 octobre 2026, l’inspecteur, chef de la CEB, déplore la persistance de ces activités malgré l’interdiction formelle faite aux fonctionnaires.
Selon la note, certains enseignants, particulièrement des enseignantes, « ont choisi de transgresser » cette disposition. Leurs activités commerciales auraient même donné lieu à des disputes autour des petits marchés organisés dans les écoles.
Des élèves soumis à l’achat de marchandises
Au-delà de la concurrence entre vendeuses, l’inspecteur relève une autre pratique préoccupante : dans certaines écoles, des élèves seraient obligés d’acheter les marchandises proposées par leurs enseignantes commerçantes, au détriment de celles vendues par les commerçantes habituelles du petit marché scolaire.
Face à cette situation, le chef de la circonscription invite les personnes concernées à « mettre immédiatement un terme » à ces pratiques.
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Une interpellation au-delà de Kaya II
Si la note concerne spécifiquement la CEB de Kaya II, son contenu soulève une question plus large sur les pratiques commerciales dans certains établissements scolaires. Lorsque les activités marchandes prennent le pas sur les responsabilités professionnelles, les conséquences peuvent concerner aussi bien les élèves que leurs parents.
L’école est avant tout un cadre d’apprentissage et d’éducation. Les pratiques commerciales qui y sont menées ne devraient donc pas conduire à exercer une pression sur les élèves ou à créer des rivalités autour des ventes au sein des établissements.
Préserver la vocation de l’enseignement
Cette interpellation ne saurait toutefois être généralisée à l’ensemble du personnel éducatif. De nombreux responsables d’établissements, enseignants et agents administratifs continuent d’exercer leurs fonctions avec conscience professionnelle et sens du devoir, malgré les difficultés auxquelles ils font face au quotidien.
Source: L’express du Faso, le quotidien bobolais
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