Presse privée : 79 structures retenues pour la subvention de l’État en 2026

Le Fonds d’Appui au Sport et à la Presse privée (FASP) « Wassa Bondo » a procédé à la répartition de la subvention annuelle de l’État à la presse privée au titre de l’exercice 2026. Au total, 79 structures ont été retenues, dont 77 entreprises de presse et deux organisations professionnelles des médias.
La presse privée burkinabè bénéficie d’un appui financier de l’État de 320 millions de FCFA au titre de l’année 2026. Cette enveloppe, répartie par le Fonds d’Appui au Sport et à la Presse privée (FASP) « Wassa Bondo », vise à soutenir les entreprises de presse et les organisations professionnelles des médias.
Sur les 94 dossiers enregistrés lors de l’appel à candidatures, ouvert du 1er au 31 juillet 2026, 79 structures ont été déclarées bénéficiaires, contre 15 dossiers rejetés. Les candidatures reçues comprenaient 92 dossiers d’entreprises de presse privée et deux dossiers d’organisations professionnelles des médias, notamment l’Organisation des patrons de presse du Burkina (OBM) et l’Association des éditeurs et professionnels des journaux en ligne (AEPJLN).
Les radios arrivent en tête des candidatures reçues, avec 53 dossiers, soit 56,38 % du total. Elles sont suivies de la presse en ligne, qui compte 22 dossiers (23,40 %), des télévisions avec 10 dossiers (10,64 %) et de la presse écrite avec sept dossiers (7,45 %).
Les radios en tête de la répartition financière
Sur l’enveloppe globale de 320 millions de FCFA, 304 millions sont destinés aux 77 entreprises de presse privée bénéficiaires, tandis que 12,8 millions de FCFA sont attribués aux deux organisations professionnelles retenues. La présentation du FASP laisse ainsi un reliquat de 3,2 millions de FCFA dont l’affectation n’est pas précisée dans les éléments communiqués.
En effet, les radios occupent la première place avec 42 bénéficiaires pour un montant de 151,19 millions de FCFA, soit 49,74 % de l’enveloppe destinée aux entreprises de presse. La presse en ligne compte 21 bénéficiaires, auxquels sont alloués 88,95 millions de FCFA, représentant 29,26 %.
Les télévisions enregistrent sept bénéficiaires pour un montant global de 33,82 millions de FCFA, soit 11,13 % de l’enveloppe. La presse écrite compte également sept bénéficiaires, avec une allocation de 30,02 millions de FCFA, correspondant à 9,88 %.
15 dossiers rejetés pour des insuffisances administratives et professionnelles
L’examen des candidatures a également mis en évidence plusieurs insuffisances ayant conduit au rejet de 15 dossiers. Parmi les principaux motifs figurent l’absence de cartes de presse, le défaut d’attestation de situation fiscale ou de situation cotisante, l’expiration des autorisations d’exploitation et la non-diffusion régulière.
Le FASP entend, pour les prochains exercices, renforcer l’information et la sensibilisation des promoteurs de médias sur les conditions d’éligibilité, tout en améliorant le traitement des dossiers et le suivi des structures bénéficiaires.
Des bénéficiaires appelés à plus de responsabilité
Au-delà du soutien financier, les responsables du Fonds insistent sur les obligations qui incombent aux structures retenues. Les ressources allouées doivent être utilisées conformément aux objectifs de la subvention et aux projets de dépenses approuvés. La transparence dans la gestion et la reddition des comptes figurent également parmi les exigences rappelées aux bénéficiaires.
le représentant du Gouvernement a, pour sa part, souligné la nécessité d’une presse professionnelle, responsable et sensible aux enjeux nationaux. Dans le contexte sécuritaire actuel, il a appelé les médias à privilégier une information juste et utile, à faire preuve de discernement face aux manipulations et à contribuer à la cohésion sociale.
Annick HIEN/MoussoNews
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