Burkina : L’OIGC-BF veut mieux encadrer la pratique du génie civil

L’Ordre des ingénieurs en génie civil du Burkina Faso (OIGC-BF) entend renforcer le contrôle de l’exercice de la profession afin de contribuer à la qualité et à la sécurité des constructions. Lors d’un déjeuner de presse organisé le vendredi 23 octobre 2026 à Ouagadougou, son président, Ousmane Honoré Ouédraogo, a rappelé les obligations légales des professionnels et annoncé plusieurs chantiers pour mieux structurer le secteur.

La qualité d’une construction ne dépend pas uniquement des matériaux utilisés ou de l’exécution des travaux. Elle repose également sur les compétences et la responsabilité des professionnels qui interviennent dans sa conception et son contrôle. C’est l’un des enjeux mis en avant par l’Ordre des ingénieurs en génie civil du Burkina Faso (OIGC-BF) lors de sa rencontre avec la presse.

Au cœur des préoccupations de l’Ordre figure l’exercice illégal de la profession. Son président, Ousmane Honoré Ouédraogo, a rappelé que la loi n° 020-2012/AN du 10 mai 2012 impose l’inscription au tableau de l’Ordre pour exercer comme ingénieur en génie civil au Burkina Faso. Il a également souligné l’obligation, pour les ingénieurs-conseils, de disposer d’une police d’assurance valide.

Ousmane Honoré Ouédraogo, presient Président de l’OIGC-BF

Pour l’OIGC-BF, ces exigences visent à garantir que les prestations d’ingénierie soient assurées par des professionnels qualifiés et identifiables, tenus de répondre de leurs interventions.

Le président de l’Ordre a précisé que les infractions à la réglementation peuvent entraîner des sanctions pénales et financières, ainsi que d’autres mesures prévues par les textes.

Lire aussi :

Des réformes pour mieux structurer le secteur

Au-delà du rappel des dispositions légales, l’Ordre entend améliorer l’organisation de la profession. Parmi les actions annoncées figurent l’élaboration d’une grille tarifaire des prestations d’ingénierie, la modernisation des textes régissant le métier, le renforcement de l’encadrement des stagiaires et la formation continue des membres.

Selon l’ordre, ces chantiers visent à consolider les pratiques professionnelles et à mieux encadrer les interventions des ingénieurs sur les chantiers comme dans les laboratoires.

Vers des normes communes au sein de l’AES

L’OIGC-BF envisage également de renforcer la coopération avec ses homologues de l’espace sahélien. Selon Ousmane Honoré Ouédraogo, des préparatifs sont en cours avec les ordres professionnels du Mali et du Niger pour organiser, en 2027, les Journées scientifiques de l’ingénieur en génie civil de l’Alliance des États du Sahel (AES).

Annick HIEN/MoussoNews


En savoir plus sur Mousso News

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Partagez

Laisser un commentaire

En savoir plus sur Mousso News

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture