TGI Ouaga I : Macon de nationalité étrangère, il écope de 24 mois de prison dont 6 ferme pour attentat à la pudeur sur une mineure de 15 ans

Ouagadougou, 27 oct. 2026 (AIB)-Un maçon de nationalité étrangère âgé de vingt-deux ans, P.K., a été condamné mardi par le Tribunal de grande instance Ouaga I à vingt-quatre mois d’emprisonnement, dont six mois ferme, et à une amende de cinq cent mille francs CFA avec sursis, pour attentat à la pudeur sur une adolescente de quinze ans. Initialement poursuivi pour viol, il a bénéficié d’une requalification des faits, le tribunal estimant que les éléments du dossier ne permettaient pas d’établir sa culpabilité pour cette infraction. (Attention : photos générées par IA).

À la barre, P.K. a nié les faits de viol. Il a affirmé entretenir une relation amoureuse avec l’adolescente depuis près de trois mois, après l’avoir rencontrée près de son domicile alors qu’il travaillait sur un chantier dans un quartier périphérique de Ouagadougou.

« La première fois que nous avons couché ensemble, c’était un vendredi. Je lui ai demandé et elle a accepté », a déclaré le prévenu, affirmant n’avoir découvert l’âge de la jeune fille qu’ensuite. Il a indiqué lui avoir offert des bijoux et avoir eu plusieurs rapports sexuels avec elle. « Je ne l’ai pas forcée », a-t-il soutenu.

L’adolescente a contesté cette version. Elle a raconté avoir accompagné une amie, un jour de mariage, pour récupérer des plats dans la concession où vivait le prévenu. Celui-ci l’aurait alors entraînée de force à l’intérieur en lui couvrant la bouche, tandis que son colocataire refermait la porte.

« Je ne pouvais pas crier. On s’est battus et il a eu le dessus. Il m’a violée », a-t-elle déclaré en mooré. Elle a ajouté être rentrée chez elle vers 21 heures, où sa mère l’a battue, et n’avoir pu raconter les faits à sa famille que le lendemain. Son père a alors saisi les autorités compétentes.

Le tribunal lui a notamment demandé si la crainte de la réaction de ses parents ne l’avait pas poussée à évoquer un viol, ce qu’elle a rejeté.

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Les juges l’ont également interrogée sur les circonstances de l’agression, alors que son amie et le colocataire se trouvaient à l’extérieur.

Les témoignages recueillis au cours de l’enquête ont conforté la version du prévenu. Son colocataire a confirmé ses déclarations, tandis que l’amie de l’adolescente a indiqué s’être rendue sur les lieux avec deux autres camarades.

Le père de la jeune fille n’a formulé aucune réclamation, privilégiant le pardon, et s’en est remis au tribunal.

Faute d’éléments suffisants pour établir le viol, le procureur du Faso a requis la requalification des faits en attentat à la pudeur, rappelant que la loi interdit les relations sexuelles avec des mineurs. Le tribunal a suivi le parquet.

Agence d’information du Burkina


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