TGI Ouaga I : Un jeune de 26 ans condamné pour avoir menacé de diffuser des images intimes de jeunes filles

Un ferrailleur de vingt-six ans, N.B., a été reconnu coupable de tentative de chantage, mardi 27 octobre 2026, par le Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga I. Il a été condamné à vingt-quatre mois d’emprisonnement, dont six mois ferme, et à une amende d’un million de francs CFA avec sursis. Il était poursuivi pour avoir menacé plusieurs jeunes filles de publier leurs images intimes sur les réseaux sociaux si elles refusaient de lui envoyer de l’argent.
Vêtu entièrement de noir, du boubou aux claquettes, N.B., célibataire sans enfant, a répondu sereinement aux questions du président du tribunal. Il a reconnu avoir pris contact, en septembre 2026, avec des jeunes filles qu’il repérait dans un groupe WhatsApp.
Il ressort des débats qu’après avoir engagé des échanges avec elles, il initiait des appels vidéo et leur proposait de se montrer nues. Une fois qu’elles tombaient dans le piège, le prévenu supprimait les passages de l’enregistrement où il apparaissait, avant d’utiliser les images pour leur extorquer de l’argent.
« À voir votre front, on devine que vous priez beaucoup. Pensez-vous que ce comportement soit digne d’un croyant ? Pourquoi faisiez-vous cela ? », lui a demandé le président du tribunal. « Juste pour le plaisir », a répondu le prévenu.
N.B. a affirmé n’avoir obtenu les images intimes que d’une seule fille, absente de l’audience. Selon lui, l’intéressée lui aurait elle-même envoyé ces vidéos pour lui demander de l’argent. « Comme je n’ai pas accédé à sa demande, elle a mis mon numéro sur TikTok et c’est là que la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC) m’a interpellé », a déclaré le prévenu.
Il a assuré n’avoir jamais diffusé ce type d’images sur les réseaux sociaux. Devant les enquêteurs, il avait pourtant reconnu avoir échangé avec au moins huit femmes.
Sur les trois victimes citées dans le dossier, seule M.G. s’est présentée au tribunal. Selon ses déclarations, le prévenu lui aurait successivement proposé dix mille puis quinze mille francs CFA en échange de ses images intimes. Elle aurait refusé et l’affaire en serait restée là.
Répondant au procureur du Faso, N.B. a soutenu n’avoir rien obtenu des personnes qu’il aurait fait chanter. Au regard de ses explications et des témoignages recueillis au cours de la procédure, le ministère public a demandé au tribunal de requalifier les faits de chantage en tentative de chantage.
Le parquet a requis vingt-quatre mois d’emprisonnement, dont douze mois ferme, ainsi qu’une amende ferme d’un million de francs CFA.
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À l’issue du procès, le tribunal a partiellement suivi ces réquisitions, ramenant la peine ferme à six mois et assortissant l’amende du sursis. « Allez chercher une femme, parce que ce comportement n’est pas digne d’un croyant », a lancé le président du tribunal au prévenu.
Source : Agence d’information du Burkina
Justice Infos Burkina
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