Burkina : La carte d’affiliation CNSS, désormais le nouveau « laissez-passer » des transporteurs

Une opération de contrôle routier a ciblé les transporteurs les 29 et 30 décembre 2025 notamment sur les axes stratégiques menant à Pô et Léo. L’objectif de ladite opération a consisté à vérifier la détention de la carte d’affiliation à la CNSS, un document devenu aussi obligatoire que l’assurance pour circuler en toute légalité. Aux côtés des policiers et gendarmes, les agents de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) ont scrutés les documents de bord des poids lourds et des cars de transport.

En effet, le Secrétaire Général de la CNSS, Dieudonné Kaboré a expliqué l’importance de cette démarche lors d’une sortie terrain pour encourager les équipes qui mènent le contrôle. « C’est la garantie même qui permet effectivement à la Caisse Nationale de prendre le chauffeur routier en charge en cas de difficultés. Lorsqu’on conduit un véhicule, il y a des risques professionnels », a-t-il fait comprendre.

Par ailleurs, sans cette affiliation, un chauffeur victime d’un accident ou arrivant à l’âge de la retraite se retrouve sans aucun filet de sécurité. Pour l’État, cette opération nommée « OCA » (Opération nationale de contrôle de la carte d’affiliation) vise à assainir un secteur souvent marqué par la précarité. Sur le terrain, les contrôles sont stricts. Tout véhicule en infraction risque la mise en fourrière immédiate et son propriétaire s’expose à des pénalités financières.

Du côté des travailleurs, l’initiative est largement saluée. Traoré Moussa, représentant de l’Union des chauffeurs routiers du Burkina (UCRB), y voit une avancée majeure. « Ce travail est d’une grande importance, car il répond à un réel besoin exprimé par les chauffeurs eux-mêmes. L’affiliation permet à chaque travailleur d’obtenir le fruit de son labeur et garantit une sécurité pour sa progéniture », a-t-il apprécié.

Lire aussi: Burkina : Les contrôles routiers se feront désormais à l’intérieur des véhicules – Mousso News

Renouvelable chaque année, cette carte est désormais exigée lors des contrôles ordinaires et spéciaux. Si le bilan des premières 48 heures de l’opération montre que de nombreux transporteurs sont déjà à jour, les autorités appellent ceux qui hésitent encore à régulariser leur situation.

Hamado Sawadogo, un chauffeur déjà en règle, a témoigné de son soulagement. « Au moment de la retraite, cela nous permet de continuer à vivre dans la dignité. En cas d’accident grave, cette couverture constitue un soutien essentiel », a-t-il confié.  L’opération se poursuit sur toute l’étendue du territoire.

Source : Burkina24

Michaëlle SAM (Stagiaire)/MoussoNews

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