Burkina : Faso Tourisme et la SOTRACO signent un partenariat pour faciliter l’accès aux sites touristiques

Fruit d’un processus engagé depuis 2023, l’Agence nationale de promotion du tourisme, Faso Tourisme, et la SOTRACO ont signé, ce mercredi 18 février 2026 à Ouagadougou, une convention de partenariat. Cet accord vise à améliorer l’accessibilité aux sites touristiques, renforcer le confort des visiteurs et promouvoir le tourisme interne au Burkina Faso.
Faso Tourisme et la SOTRACO ont finalisé un partenariat au cours d’une rencontre stratégique de deux secteurs complémentaires : le tourisme et le transport urbain. Deux leviers essentiels pour le développement économique, social et culturel du Burkina Faso, qui, grâce à une convention de 3 ans renouvelable, va faciliter et favoriser aux touristes l’accès aux différents sites touristiques du pays.
Selon Sulaïman Kagoné, Directeur général de Faso Tourisme, cette convention est l’aboutissement d’un long processus de collaboration. « Cette convention est le résultat d’un travail entamé depuis 2023 avec la SOTRACO, qui nous a accompagnés dans la mise en tourisme des événements nationaux et dans la mise en œuvre de la politique de promotion du tourisme portée par le ministère en charge du tourisme », a-t-il expliqué.

Pour Faso Tourisme, formaliser ce partenariat devenait nécessaire au regard des nouvelles dynamiques enclenchées et du renforcement du parc automobile de la SOTRACO.
« Un site touristique, aussi exceptionnel soit-il, reste invisible s’il n’est pas accessible. En conjuguant nos efforts avec la SOTRACO, nous faisons le choix d’une approche intégrée pour faciliter l’accès aux sites touristiques, améliorer l’expérience des visiteurs et promouvoir conjointement nos services », a souligné le Directeur général.

À travers cette convention, Faso Tourisme s’engage notamment à accompagner la SOTRACO dans la mise en place de lignes touristiques adaptées, à fournir des informations actualisées sur les sites et attraits touristiques, à associer son image aux grands événements nationaux et internationaux, notamment les salons du tourisme et de l’hôtellerie de Ouagadougou (SITHO), et à contribuer au renforcement des capacités des acteurs du transport.
L’ambition de cet accord est également de promouvoir le tourisme interne. « Encourager les Burkinabè à découvrir leur propre patrimoine, à parcourir leur pays et à s’approprier ses richesses culturelles et naturelles, c’est renforcer le sentiment d’appartenance et la cohésion nationale », a insisté Sulaïman Kagoné.
Du côté de la SOTRACO, selon son Directeur Général, Idrissa Sawadogo, ce partenariat s’inscrit pleinement dans sa mission de service public. Faciliter l’accès aux sites touristiques, tout en garantissant des coûts étudiés et accessibles, demeure une priorité. Pour cela, la SOTRACO et Faso Tourisme compte étudier, en fonction de la distance, fixer des tarifs raisonnables et accessibles à toutes les couches sociales.
« La SOTRACO est un service public. Les coûts seront étudiés pour permettre à toutes les couches sociales de bénéficier de cet outil. L’objectif est que tous les Burkinabè puissent, à travers nos bus, accéder aux sites touristiques », a-t-il été précisé. La convention prévoit également la définition de circuits et d’itinéraires touristiques spécifiques, en collaboration avec les structures en charge de l’aménagement des voies, afin de garantir l’accessibilité des bus aux différents sites.

« Voyager avec la SOTRACO pour aller sur un site touristique sera désormais une expérience différente. Les usagers bénéficieront de commentaires, d’un meilleur accompagnement et d’un confort accru pour visiter en toute quiétude », a ajouté le Directeur général de Faso Tourisme.

Lire aussi: Waabo 2026 : Des sites touristiques du Burkina Faso en 3D
Les touristes nationaux comme étrangers sont concernés par ce dispositif, qui vise à renforcer l’attractivité du Burkina Faso en tant que destination organisée, accueillante et accessible. Pour la SOTRACO, au-delà de la rentabilité financière, ce partenariat répond à une vision de développement endogène fondée sur la valorisation de la culture, de l’identité et du patrimoine national.
Diane SAWADOGO/ MoussoNews



