Cinéma : Vers une coopérative cinématographique sous-régionale renforcée

Réunis à Ouagadougou, les Directeurs de la cinématographie des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), en plus de la Guinée Conakry, réfléchissent à une politique commune du cinéma. Pendant 48 heures, cette rencontre initiée par l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) ambitionne de poser les bases d’une coopération régionale renforcée.

Les directeurs de la cinématographie des États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) sont en conclave à Ouagadougou. Depuis ce mardi 17 mars 2026, ils ont entamé une rencontre portant sur les politiques du cinéma des pays concernés. La Guinée Conakry prend également part à cette rencontre, aux côtés des pays membres que sont le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Pendant 48 heures, l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel (ABCA) réunit les responsables des institutions cinématographiques de la sous-région.

Créée en 2024 pour professionnaliser le domaine du cinéma, l’ABCA est devenue l’agence qui gère en grande partie l’industrie cinématographique, notamment sa politique, sa gestion, ses modes de financement ainsi que la revue des mécanismes qui contribuent à son développement. Dans cette optique de prise en main de ses responsabilités, il a été jugé nécessaire d’impliquer d’autres acteurs du monde cinématographique de la sous-région. Ainsi, les directeurs généraux du cinéma des pays membres de l’UEMOA et de la Guinée se sont réunis ce mardi 17 mars 2026 à Ouagadougou.

« Cette rencontre vise à nous permettre de réfléchir ensemble sur une politique générale, pour ne pas dire régionale, du cinéma, afin de pouvoir voir comment mettre en place des projets de coproduction entre ces pays, aussi de pouvoir voir est-ce qu’il est possible de mettre en place un fonds régional afin de soutenir les différents projets cinématographiques de ces pays-là, et surtout aussi de voir un marché commun qui va permettre à toutes les productions cinématographiques de ces régions de pouvoir être vues dans ces pays respectifs, et enfin de revoir les formes de narration qui aujourd’hui sont très chères aux autorités », a expliqué Alex Mousso Sawadogo, Directeur général de l’ABCA.

La rencontre des directeurs de la cinématographie de l’UEMOA et de la Guinée Conakry se tient sous le thème : « Cinéma d’Afrique, souveraineté culturelle et coopération régionale : rôle et responsabilité des États ».

Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du ministre en charge de la Culture et des Arts, le Directeur de cabinet, Christian Ouattara, a invité les participants à faire de ce rendez-vous un cadre d’échanges orienté vers des actions concrètes en faveur du cinéma africain. « Une telle initiative contribuera sans doute à renforcer la place de l’Afrique dans l’économie mondiale des images et à affirmer la richesse et la diversité de nos expressions culturelles », a-t-il déclaré.

Lire aussi: Cinéma Burkinabè : L’ ABCA ouvre le débat sur la rémunération des créateurs – Mousso News

Au cours de ces échanges, il s’agira également, selon le directeur général de l’ABCA, de discuter de la possibilité de mettre en place des laboratoires, ainsi que des espaces d’innovation et de création, en adéquation avec la politique générale des différents pays.

Diane SAWADOGO/ MoussoNews

Partagez

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *