EAUtonomy : Près d’une trentaine de chercheur.e.s et autres acteurs en réflexion pour de solutions durables 

GRAAD Burkina réunit autour d’un atelier des acteurs pour la co-création de solutions durables, inclusives et mieux adaptées à la gestion, la gouvernance de l’eau et l’assainissement en Afrique centrale et de l’Ouest. Une rencontre rassemble une trentaine de chercheur.e.s et autres acteurs en présentiel et une cinquantaine en ligne. Les échanges auront lieu du 28 au 29 janvier 2026 à Ouagadougou.

Cet atelier de réflexion et de co-création entre chercheurs s’inscrit dans le cadre du projet de recherche « EAUtonomy », mené depuis avril 2025 sur une période de 18 mois. Il a pris en compte les questions de gouvernance, de gestion de l’eau et d’assainissement dans une perspective de développement durable et inclusif. En effet, cette étude est mise en œuvre dans cinq pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, dont le Burkina, le Congo, le Cameroun, le Ghana et le Sénégal.

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Daniel Lankoandé, le coordinateur de la recherche.

À entendre le coordinateur de l’étude, Dr Gountiéni Damien Lankoandé, cette rencontre prend en compte les outils et les recherches de terrain des parties prenantes du projet. Selon lui, cet atelier est un cadre de diagnostic participatif des charges qui pèsent sur les femmes et les filles en ce qui concerne l’eau et l’assainissement. « Aujourd’hui, nous sommes au-delà des questions de féminisme. Les questions d’eau, d’assainissement, d’autonomisation sont essentielles, car de plus en plus, on voit que les charges au niveau des ménages deviennent importantes. Nous sommes dans un contexte d’inflation, de changement climatique », explique-t-il.

De son avis, les travaux ruraux au niveau champêtres augmentent. A cet effet, il prévient : ‘’Et si on ne trouve pas les moyens d’alléger les travaux domestiques non rémunérés qui pèsent sur les femmes, le ménage ou le pays risque de s’étouffer’’.

En conséquence, ce cadre vise à réduire les travaux de soins non rémunérés (TSNR) qui incombent aux femmes et aux filles par des mesures prises en charge en matière de changement climatique. « Nous allons réfléchir à comment les travaux domestiques affectent la vie des femmes en termes de charge physique, mentale et de stress (ça fait beaucoup de calculs et de responsabilités à prendre pour le ménage) et de charge de renonciation, car quelquefois, elle est obligée de ne pas aller à la formation, de ne pas être régulière à l’école, car quand un enfant ou une grande personne est malade, c’est elle qui est devant pour la prise en charge », a détaillé le coordinateur du projet.

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Des acteurs à l’atelier du GRAAD prévu du 28 au 29 janvier 2026.

Pour rappel, le Groupe de Recherche et d’Analyse Appliquées pour le Développement (GRAAD) est un groupe d’enseignants-chercheurs travaillant sur les questions d’économie durable et verte, de changement climatique. Leurs actions visent à éclairer les politiques publiques pour une grande efficacité au bonheur des populations.

Annick HIEN/MoussoNews

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