Lutte contre le mariage d’enfants au Burkina Faso : Des progrès enregistrés en 2025

La réunion plénière de la Plateforme multisectorielle de prévention et d’élimination du mariage d’enfants s’est tenue sous la présidence de la ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, représentée par M. Guétawendé Linvingstone Saba, chargé de mission.

Le Burkina Faso a enregistré des avancées notables dans la lutte contre le mariage d’enfants en 2025, avec un taux de réalisation de 62 % sur le plan physique et 63 % sur le plan financier dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale de prévention et d’élimination du mariage d’enfants (SNPEME 2016–2025).

Présidée par la ministre de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale, représentée par son chargé de mission Guétawendé Linvingstone Saba, la rencontre visait a évaluer les actions menées de janvier à novembre 2025 et à définir les priorités pour l’année 2026.

Selon les données présentées, les actions de communication sociale ont permis de toucher 4 551 236 personnes à travers le pays. En parallèle, 36 927 adolescents et jeunes filles ont été encadrés dans des espaces éducatifs sur les compétences de vie courante, la santé sexuelle et reproductive, le mariage d’enfants et les violences basées sur le genre.

Au cours de la même période, 2 559 adolescentes, victimes ou à risque de mariage d’enfants, ont bénéficié d’un appui à la scolarisation. La prise en charge psychosociale a concerné 1 195 survivantes, tandis que 77 survivantes ont reçu un accompagnement financier pour développer des activités génératrices de revenus.

Malgré ces progrès, le mariage d’enfants reste une réalité préoccupante au Burkina Faso. Selon l’Enquête démographique et de santé (EDS) de 2021, 38,2 % des femmes âgées de 20 à 24 ans ont été mariées avant l’âge de 18 ans, contre 2 % des hommes de la même tranche d’âge.

Pour le représentant du ministère, ces chiffres appellent à une intensification des efforts afin de garantir les droits des filles et des femmes et de renforcer l’impact des actions de prévention.

S’exprimant au nom des partenaires techniques et financiers, Fatoumata Ki, chargée du programme Genre, Culture et Droits humains à l’UNFPA, a salué les résultats obtenus dans un contexte sécuritaire et humanitaire difficile. Elle a réaffirmé l’engagement des partenaires à accompagner le gouvernement burkinabè dans la poursuite des actions en faveur de l’élimination du mariage d’enfants.

Les travaux ont débouché sur plusieurs recommandations pour 2026, notamment l’élaboration d’une cartographie nationale des acteurs, une analyse secondaire des données du RGPH et une évaluation globale de la SNPEME 2016–2025.

À travers cette rencontre, les autorités burkinabè ont réaffirmé leur volonté de renforcer la protection des droits de l’enfant et de poursuivre la lutte contre le mariage d’enfants avec l’appui de leurs partenaires.

Source : DCRP/MAHSN

Repris par Aristophane ZEBANGO/Stagiaire à MoussoNews

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