Microblading : « Elle a mal fait mes sourcils. J’avais peur de retourner pour corriger », Sita

Le microblading séduit de plus en plus de femmes en quête de sourcils parfaitement dessinés et d’un gain de temps au quotidien. Mais derrière cet acte esthétique devenu tendance, se cachent parfois des expériences douloureuses, des déceptions et de véritables mises en garde. 

Sita se souvient encore de sa première expérience comme d’un mauvais souvenir. « La personne a mal fait mes sourcils. J’avais peur de retourner la voir pour corriger, de peur qu’elle empire la situation », se rappelle-t-elle.

Son microblading, censé sublimer son regard, s’est transformé en source d’angoisse. « Ça m’a coûté un peu cher pourtant », ajoute-t-elle, déçue. Une réalité que vivent de nombreuses femmes, attirées par les promesses esthétiques, mais insuffisamment informées sur les risques ou le sérieux des praticiens.

Un gain de temps… quand c’est bien fait

À l’opposé, Mira fait partie des adeptes convaincues. Elle explique que le microblading lui facilite énormément la vie. « Je ne sais pas bien me maquiller. Avec le microblading, mes sourcils sont déjà tracés. Je n’ai plus qu’à m’occuper du reste de mon visage », affirme-t-elle. Pour elle, le microblading est avant tout un gain de temps et de confiance, à condition que le travail soit bien exécuté.

Le choix du professionnel, une étape cruciale

Samira, elle, ne laisse rien au hasard. Très sélective, elle confie ses sourcils uniquement à la responsable de son salon habituel. « Si ce n’est pas la patronne elle-même, je n’accepte pas », affirme-t-elle sans détour.

Microblading, microshading : Comprendre la différence

Selon S.K, une promotrice d’un institut , le microblading consiste à dessiner de fins traits imitant les poils naturels à l’aide d’une aiguille. Il est souvent adapté aux personnes ayant déjà des sourcils, notamment les peaux claires. Le microshading, lui, est plus répandu chez les femmes noires. Il s’agit d’un tracé plus dense, plus rempli, proche d’un maquillage permanent, mieux adapté aux types de peaux foncées et aux sourcils peu fournis.

A l’ entendre, ces techniques relèvent du maquillage permanent et elles nécessitent généralement deux séances dont une première application suivie d’une retouche un mois plus tard et peuvent durer de six mois à deux ans selon la peau et l’entretien.

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Quand l’erreur devient irréversible

De l’avis de S.K , corriger un microblading raté est l’un des plus grands défis du métier. « Si la base est mauvaise, on ne peut presque rien faire. Quand quelqu’un vient après avoir été ratée ailleurs, je préfère souvent refuser. On ne peut pas réparer ce qui a été mal fait dès le départ », explique-t-elle. Elle insiste aussi sur un point souvent ignoré  qui est la douleur.

« Le microblading, ce n’est pas anodin. Il y a du sang, et certaines personnes ne supportent pas la douleur. Si la cliente bouge trop, le tracé peut être raté », prévient-elle. Elle avoue d’ailleurs avoir arrêté la pratique elle-même, trop sensible à la vue du sang, malgré sa formation professionnelle suivie en Turquie.

Un acte esthétique qui demande réflexion

Pour S.K, le microblading n’est pas un simple geste de beauté. C’est un acte technique, délicat, presque chirurgical, qui demande compétence, expérience et rigueur. A toutes les femmes, elle recommande de bien choisir son praticien, de vérifier ses références et de comprendre les risques avant de vouloir en faire. 

Annick HIEN/MoussoNews

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