Ouagadougou : 180 000 œufs impropres saisis, détruits et recyclés en engrais organique

Les services des douanes, en collaboration avec la Direction générale des services vétérinaires ont marqué un coup de filet contre l’importation frauduleuse de denrées alimentaires d’origine animale. Le vendredi 27 février, 180 000 œufs impropres à la consommation, ont été détruits et réduits en engrais organique.

Au total, 600 cartons contenant chacun 30 plaquettes, soit 180 000 œufs, ont été saisis pour absence totale de documents sanitaires autorisant leur importation.

Mais au-delà de l’irrégularité administrative, ces produits provenaient d’une zone touchée par l’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP), en violation des arrêtés interdisant l’importation de produits aviaires issus de pays à risque.

La destruction de ces oeufs entrainera une perte à l’importateur de plus de 12 millions FCFA.

Après la saisie, la Direction générale des services vétérinaires a été sollicitée pour évaluer l’état sanitaire des œufs. Les analyses de laboratoire ont révélé la présence de la bactérie E. coli, responsable d’infections digestives graves pouvant entraîner diarrhées, douleurs abdominales et vomissements.

Selon le Dr Kadre Sanfo, Directeur de la santé publique vétérinaire et de la législation, les tests ont également détecté des résidus d’antibiotiques dans les produits. « En plus de cette bactérie, les analyses ont mis en évidence des résidus d’antibiotiques susceptibles d’exposer les consommateurs à des risques sanitaires supplémentaires », a-t-il précisé.

Face à ces constats, les autorités ont décidé le retrait définitif des œufs de la chaîne alimentaire afin d’écarter tout danger pour la population.

Plutôt qu’une simple incinération, les autorités ont opté pour une valorisation écologique des produits saisis. Sous l’impulsion du ministre d’État Ismaël Sombié, les œufs détruits seront transformés en engrais organique destiné à la production agricole.

Les oeufs saisis ont été détruits et transformé en engrais organique.

Le Directeur général des services vétérinaires, le vétérinaire capitaine Aboubacar Nacro, a salué une mesure « nécessaire et vitale » au regard des enjeux de santé publique. Il a rappelé les appels répétés de son institution invitant les populations à éviter la consommation de produits d’origine animale introduits frauduleusement sur le territoire.

« Cette destruction entraînera une perte estimée à plus de 12 millions de francs CFA pour l’importateur. Mais il s’agit avant tout d’une question de santé publique », a-t-il souligné, insistant également sur la nécessité pour les importateurs de se conformer strictement à la réglementation en vigueur.

Source : DCRP/MAERAH

Repris par Annick HIEN/MoussoNews

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