Ousséna Karim Adédjénou : Couturière nigériane au Burkina

Venue du Nigeria il y a 5 ans de cela, pour rejoindre son époux installé au Burkina Faso, Ousséna Karim Adédjénou s’est rapidement remise à la couture, son métier de toujours. Avec une petite table, une machine et beaucoup de détermination, elle redonne vie aux habits et accessoires de ses clients, tout en nourrissant un grand rêve : ouvrir un atelier professionnel et habillé des grandes célébrités.

Originaire de Saki situé dans l’État Oyo State, dans le sud-ouest du Nigeria, Ousséna Karim Adédjénou vit au Burkina Faso depuis cinq ans. Mère de deux enfants, elle a quitté son pays natal par amour, suivant son mari nigérian venu travailler au Burkina. Couturière de profession depuis le Nigeria, elle a décidé de poursuivre son activité pour ne pas dépendre entièrement de son conjoint.

Installée derrière une petite table de fortune, sa machine à coudre devant elle au marché de Kalgodhin à Ouagadougou, elle passe ses journées à effectuer des réparations : fermetures, sacs, retouches d’habits… « Je couds aussi des habits », confie-t-elle. Ses journées se succèdent au quotidien, portées par les allées et venues des clients qui lui confient leurs vêtements en quête d’une seconde vie.

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Ousséna exerce son métier avec passion. « C’est ce que j’ai toujours voulu faire. Même si je gagne beaucoup d’argent, je ne vais pas laisser la couture. Je veux avoir un grand atelier et coudre pour les grandes célébrités », dit-elle avec l’air déterminée. Elle assure avoir déjà une clientèle fidèle, dont elle est fière.

Parmi ses clientes régulières, Fatimata Ilboudo apprécie particulièrement son travail. « Son travail est bien et très moins cher. J’ai été satisfaite la première fois que je lui ai confié mon habit à réparer. Elle n’est pas aussi rancunière. Elle ne parle pas très bien notre langue, mais avec le peu qu’elle maitrise, on arrive à tisser des liens fraternels. Je l’encourage, si elle garde courage, elle verra les retombées », lance-t-elle.

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Fatimata Ilboudo, une cliente fidèle à Ousséna

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Certaines de ses clients aussi la découvrent pour la première fois, comme Marie Zongo (nom d’emprunt). Venue pour faire réparer la fermeture de son sac à main et un autre déchiré, elle observe attentivement Ousséna à l’œuvre. Une fois la réparation terminée, elle demande le prix : « 100 FCFA ». Surprise par le montant, elle paie avant de lancer : « Ce n’est vraiment pas cher hein ! ». Pour fidéliser la nouvelle cliente, Ousséna, dans un mooré approximatif mais chaleureux, l’invite à revenir une prochaine fois sans hésiter.

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Marie Zongo est venue pour faire réparer la fermeture de son sac à main et un autre déchiré

Son rêve : se faire de l’argent, s’offrir son propre atelier et se lancer pleinement dans la couture. « J’aime beaucoup la couture. Même si je deviens riche, je ne vais jamais laisser ce métier », insiste-t-elle.

Diane SAWADOGO/ MoussoNews

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