Pascaline Nikiéma: L’étudiante  »grouilleuse »

Pascaline Nikiema est étudiante en Sciences Economiques et de Gestion à l’Université Thomas Sankara de Ouagadougou. Passionnée par les études et l’entrepreneuriat, elle incarne la résilience et la combativité dans le milieu estudiantin. Son engagement dans l’entrepreneuriat est motivé par un objectif clair : celui de vivre de manière autonome afin de poursuivre sereinement ses études.

Du kokodonda en cours de confection par Pascaline.

Dans le milieu universitaire, il n’est pas rare d’entendre des étudiants se plaindre des difficultés financières qui rendent la vie estudiantine particulièrement éprouvante.

Cette situation conduit malheureusement certains à s’adonner à des pratiques malséantes ou malsaines pour, disent-ils, subvenir à leurs besoins. Toutefois, à côté de ce constat préoccupant, se trouve une catégorie d’étudiants qui refuse de céder à la facilité. Conscients de leurs potentialités, ils se battent et parviennent à tirer leur épingle du jeu, même dans des conditions jugées précaires par d’autres.

Pascaline Nikiema fait partie de cette jeunesse consciente et déterminée. Étudiante en troisième année de Licence en Sciences économiques et de gestion (SEG), elle partage son quotidien entre les études et diverses activités entrepreneuriales.

Etudiante, Pascaline est aussi dans la confection de pagnes kokodonda, de modèles boboland et de pagnes pathé’o, la fabrication de bracelets, le perlage ainsi que la pâtisserie.

Elle s’investit depuis près d’un an dans la confection de pagnes kokodonda, de modèles boboland et de pagnes pathé’o, la fabrication de bracelets, le perlage ainsi que la pâtisserie.

À l’entendre, les difficultés de la vie à Ouagadougou ne sauraient en aucun cas justifier l’abandon des études ou le recours à de mauvaises pratiques. Selon elle, chaque individu dispose d’énormes potentialités qu’il peut exploiter pour subvenir à ses besoins tout en préservant sa dignité.

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À noter qu’en plus de ces activités, Pascaline Nikiema a également exercé comme agente de sécurité dans plusieurs sociétés de gardiennage de la ville de Ouagadougou. « Être femme n’est pas un signe de faiblesse. Nous pouvons aussi nous battre pour nous affirmer et vivre sans dépendre de qui que ce soit », a-t-elle souligné.

Elle invite par ailleurs les étudiantes à faire preuve de courage et de détermination dans leur parcours académique et à éviter les raccourcis dans la quête du bien-être. « C’est le moyen sûr et juste pour garantir un avenir meilleur », a-t-elle conclu.

Jonas PORGO (Stagiaire)/MoussoNews

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