Université Thomas Sankara : Ces étudiantes qui se débrouillent en petite vente

Vente de jus, de boissons énergisantes, de chaussures ou encore des habits pour ou toutes sortes d’articles féminins. C’est le quotidien de certaines étudiantes à l’Université Thomas Sankara. Entre deux cours, elles profitent de leurs pauses pour exercer une petite activité qui leur permet de subvenir à leurs besoins : tickets de bus, repas au restaurant universitaire, photocopies…

Entre cahiers et marchandises, des étudiantes “entrepreneures du campus” rappellent que le courage et la créativité n’attendent pas la fin des études pour s’exprimer. Charlotte Bonkoungou et Mariam Haro sont des étudiantes à l’Université Thomas Sankara mais entrepreneures pendant leurs heures creuses.

Charlotte Bonkoungou est étudiante en 3e année d’Écobomie a L’Université Thomas Sankara.

Étudiante en 3e année d’Économie, Charlotte Bonkoungou est l’une de ces jeunes femmes pour qui les études ne suffisent plus à elles seules. Depuis octobre 2025, elle s’est lancée dans la petite vente au sein du campus. « J’ai décidé de faire cette activité parce qu’avec la situation actuelle, ce n’est pas facile. Pouvoir avoir le bus, s’abonner aux rues… il faut bien se débrouiller un peu », dit-t-elle avec un sourire mêlé de réalisme.

Avec un petit capital de 30 000 F CFA, emprunté à sa sœur, Charlotte a commencé à vendre des boucles d’oreilles, parfums, brosses à dents et même des plats pour la restauration. Une idée née d’un simple constat. « Beaucoup d’étudiants achètent le kit de restauration et jettent les plats après deux jours. J’ai pensé que je pouvais leur proposer des plats réutilisables pour les aider à économiser », affirme-t-elle.

Charlotte,vend des boucles d’oreilles, des bracelets, des chaines, des baumes, des montres, des plats….

Entre les cours et les ventes, l’emploi du temps est chargé, mais Charlotte a trouvé son rythme. « Ce n’est pas facile, mais on arrive à jongler. Souvent, je range mes affaires pendant le cours, et dès que j’ai un peu de temps, je vends », détaille-t-elle.

Aujourd’hui, Charlotte a déjà soldé son prêt initial et poursuit son activité. Mais son rêve, lui, est ailleurs. « Moi, je veux devenir sage-femme. Cette activité, c’est juste pour m’aider à tenir pendant les études », affirme-t-elle.

Mariam Haro, étudiante en 3e année d’Économie.

“Je veux devenir une grande commerçante”,

Mariam Haro

Même détermination du côté de Haro Mariam, également étudiante en 3e année d’Économie. Son aventure entrepreneuriale commence bien plus tôt, dès la première année de licence, avec seulement 2 500 F CFA en poche. « J’ai acheté 2 paquets de bonbons Rio Pop, c’est comme ça que j’ai commencé », raconte-t-elle avec fierté.

Petit à petit, Mariam a diversifié ses produits : bonbons, lotus, biscuits… et aujourd’hui, des habits.

Mariam Haro rêve d’être une grande commercante.

Pourquoi ce choix ? « C’est pour aider les étudiants à bien s’habiller », explique-t-elle simplement. Mariam vend pendant les pauses, toujours entre 2 cours, avec une énergie contagieuse.

Si pour Charlotte la vente n’est qu’une étape, pour Mariam, c’est une passion et un projet de vie. « Mon rêve, c’est de devenir une vraie commerçante, une grande commerçante », révèle-t-elle avec un large sourire aux lèvres.

Annick HIEN/MoussoNews

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