Viol présumé : Le bénéfice du doute accordé à l’accusé

Accusé de viol par Safi (nom d’emprunt), Jacques (nom d’emprunt), âgé de 27 ans, s’est présenté devant la chambre correctionnelle du TGI de Bobo Dioulasso, le mardi 6 janvier 2026. Les faits remontent au 15 décembre 2025 dans la ville de Sya.
C’est dans la matinée du 15 décembre 2025, que Jacques fit la rencontre de Safi dans une cour commune, dans laquelle réside son ami.
Selon les allégations du présumé coupable, très vite, il arrive à convaincre Safi d’approfondir la discussion à l’intérieur de la maison de son ami.
Une fois à l’intérieur, les deux individus ont eu une relation charnelle. Une relation qui n’a duré qu’une minute, selon Jacques.
Après avoir pris sa douche, Jacques retrouve Safi en larmes et affirme n’avoir reçu aucune réponse de la part de cette dernière malgré ses multiples questions. Je te ferai enfermer, était la dernière phrase de Safi avant son départ.
Convaincu d’avoir été violé, Safi porte plainte contre Jacques. C’est ainsi que Jacques se retrouve en détention à la Maison d’arrêt et de correction de Bobo-Dioulasso.
A l’inverse de Jacques qui affirme que l’acte était consenti, Safi brandit le drapeau de la victime.
Après avoir auditionnée le présumé coupable, la plaignante, le parquet et le ministère publique, le tribunal décide de donner le bénéfice du doute à Jacques en le relâchant. En effet selon lui, une ambiguïté demeure sur la réalité juridique de l’infraction d’autant plus qu’âgée seulement de 14 ans, Safi n’était pas à son premier rapport. « Les frais sont mis à la charge du Trésor public », renchérit le tribunal.
Source : Justice Infos Burkina
Repris par Aristophane ZEBANGO



