5è RGPH : Des femmes, agents recenseurs, qui bataillent

Piloté par l’institut national de la statistique et de la démographie (INSD), le 5è recensement général de la population et de l’habitation (RGPH), se tient actuellement sur tout le territoire burkinabè et prendra fin le 15 décembre 2019. Recrutées pour être agents recenseurs, des femmes, font face à quelques difficultés.

Le Burkina Faso organise en ce moment son 5è recensement général de la population et de l’habitation. Débuté le 16 novembre dernier, il prendra fin le 15 décembre 2019. Dans ce cadre, des agents recenseurs sont sur le terrain pour la collecte de données. Des femmes en font partie. Jouant un rôle particulier au sein des familles, elles sont obligées de concilier obligation familiale et missions d’agents recenseurs. Durant leurs quotidiens, elles font alors face à quelques difficultés.

Agée de la vingtaine, Diane (un nom d’emprunt), étudiante en fin de cycle licence est l’une d’elle. Pour pouvoir honorer ses tâches ménagères, elle est obligée de faire la cuisine au environ de 5 heures du matin. « Faire le boulot du matin et rentrer le soir pour s’occuper des travaux ménagers, c’est vraiment compliqué. Et le soir, nous sommes vraiment épuisées. Sans vous mentir c’est vraiment fatiguant» a-t-elle affirmé. Et d’ajouter que : « Dans mon groupe, il y’a une mère. En raison des obligations familiales, cette femme a du mal à faire un certain nombre de temps sur le terrain ». Selon elle, les femmes aux foyers, de surcroit mère sont les plus confrontées à des difficultés. Malgré tout cela, la jeune fille se voit dans l’obligation de travailler. « Nous ne pouvons pas être dépendant des parents et rester à ne rien faire » a-t-elle souligné.

D’autres difficultés s’ajoutent à ceux de l’aspect familial. « Nous ne sommes pas considérés. Souvent tu parles et on ne t’écoute pas. Plusieurs personnes se plaignent de n’avoir pas le temps car nous avons trop de questions à poser» a-t-elle ajouté.

Diro Benoit Wilfried TOE

Stagiaire

Laisser un commentaire