Cirque de Noël : Une vingtaine de jeunes filles démontrent leur talent au CENASA

La 4ᵉ édition du Cirque de Noël s’est tenue le dimanche 7 décembre 2025 au CENASA. Porté par Yennega Circus, l’événement a mis en lumière une vingtaine de jeunes filles formées aux arts du cirque, offrant au public un spectacle de haut niveau, entre performance artistique et engagement pour l’émancipation des filles.

Comme à l’accoutumée, Yennega Circus a organisé son traditionnel Cirque de Noël, un rendez-vous d’avant-goût des fêtes destiné aux enfants et au grand public. Au programme : des prestations entièrement dédiées aux arts du cirque, avec une particularité cette année, la mise en avant d’un groupe de jeunes filles formées spécialement pour l’occasion.

La promotrice du Cirque de Noël et co-directrice de Yennega Circus, Erin Stephens Ouendlamita, s’est réjouie de la qualité du spectacle présenté :

« Ce soir, on a présenté un très haut niveau du cirque professionnel sur scène. L’idée, c’était d’inviter des artistes extérieurs à Yennega pour partager leurs talents et présenter aussi les enfants que nous avons formés dans les arts du cirque », a-t-elle déclaré.

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La promotrice du Cirque de Noël et co-directrice de Yennega Circus, Erin Stephens Ouendlamita

Deux groupes de jeunes filles formés pendant 2 mois.

Pour cette 4ᵉ édition, deux groupes ont bénéficié d’une formation intensive sur deux mois. Un groupe composé de jeunes filles du niveau lycée, soutenu par le Goethe-Institut et un second groupe formé de danseuses réputées pour remporter régulièrement des compétitions de danse à Ouagadougou.

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L’objectif était d’initier ces jeunes talents au cirque et de valoriser leur potentiel dans un domaine encore peu investi par les filles.

Changer les mentalités : la motivation d’Erin Stephens/ Ouendlamita

La promotrice explique que son engagement est né d’une expérience personnelle et dans le but de changer les mentalités. « Quand j’étais petite, beaucoup me disait que les filles ne faisaient pas du jonglage. C’était pour les garçons. Toute ma vie, ça m’a motivée à montrer que les filles aussi peuvent le faire. Aujourd’hui, mon travail, c’est de partager cela avec la prochaine génération, pour montrer que les filles sont fortes et capables de tout ce qu’elles veulent faire », lance-t-elle.

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Eugénie Kamouni, professeure d’allemand et mentor du groupe de filles lycéennes ayant presté, les accompagne pleinement dans leur apprentissage. Dans son établissement, un club de cirque a été mis en place. Les élèves intéressées s’y entraînent en dehors des cours et participent régulièrement à des prestations en collaboration avec le Goethe-Institut.

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Eugénie Kamouni, professeure d’allemand et mentor du groupe de filles lycéennes

Parmi les jeunes filles formées, Océanne Kouraogo et Rahimatou Dabaré témoignent de l’importance du cirque dans leur développement personnel. « A mes débuts, au fur et à mesure que j’apprenais, j’ai commencé à aimer, et ça m’a fait me sentir bien », confie Océanne.

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Océanne Kouraogo

Rahimatou, quant à elle, se déjà impliquée dans le cirque dans le futur. Elle souhaite, à l’avenir, devenir coach de cirque pour former d’autres jeunes filles.

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Rahimatou Dabaré

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Vers la création du premier Festival de Cirque à Ouagadougou

Au-delà du Cirque de Noël, Erin Stephens/ Ouendlamita nourrit une ambition, celle de créer le tout premier Festival de Cirque à Ouagadougou.

Pour la 5ᵉ édition, elle prévoit de poursuivre la formation des jeunes filles déjà encadrées cette année et d’accueillir davantage d’invités internationaux afin de hisser l’événement à un niveau supérieur.

« On va continuer à travailler avec les filles que nous avons formées cette année pour voir leur évolution. Nous aurons aussi plus d’invités internationaux. C’est l’idée pour l’avenir : faire évoluer cet événement vers un festival de cirque, le premier de Ouaga », a-t-elle conclu.

Diane SAWADOGO/ MoussoNews

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