Repas de fête d’année : Les restes se réchauffent ou se partagent

1er janvier, la fête est passée. Les marmites ont débordé la veille, les repas ont été copieux et les concessions animées jusque tard dans la nuit. Mais une fois les invités partis, une autre réalité s’impose dans les foyers : que faire des plats restés après les festivités ?
« J’ai réchauffé et nous avons mangé le lendemain. Rien ne se jette chez nous et rien ne se gâte », indique simplement une mère de famille, pour qui les restes font naturellement partie de la gestion du foyer après les fêtes.
Chez Jocelyne Somé, les plats n’ont même pas suffi. « Ça n’a pas même suffi. La nuit du 1er janvier, j’ai dû cuisiner encore pour que la famille mange », raconte-t-elle en souriant. Elle explique que son mari a joué au bon samaritain, partageant généreusement les repas avec le voisinage.
La même situation s’est produite chez »mama de Bébé ». « Je n’avais pas réalisé que j’aurais beaucoup de visites. Au finish, je recevais les visiteurs avec de la viande et de la boisson », raconte-t-elle. La nuit venue, elle a dû préparer un plat de spaghetti pour nourrir sa famille. « Il n’y avait plus rien », dit-elle, avant de préciser que seules les boissons ont traversé les jours suivants et lui servent encore de rafraîchissement.
Pour d’autres, les restes ont été plus modestes. « Chez nous aussi, je me suis retrouvée avec du riz gras sans viande. C’est ce qui arrive quand tu reçois des invités carnivores, qui préfèrent plus la viande », explique Lylie avec humour. Le lendemain à midi, elle a fait frire du poisson afin de terminer le riz restant.
Même scénario chez Adeline. Après la fête, il restait surtout du riz. Le lendemain, elle a fait préparer de la viande pour accompagner les restes et éviter le gaspillage.
Mais toutes n’ont pas eu cette chance. Chez Sonia, la conservation n’a pas été réussie. « Mes gens n’ont pas bien chauffé les plats la nuit. Le matin, on a constaté que tous les restes étaient gluants », déplore-t-elle.
Son plat de haricots verts était gâté et impropre à la consommation. Pour éviter un gaspillage total, Sonia a trouvé une autre utilité. « Je les ai donnés au voisin pour nourrir ses moutons. Ce n’était pas une grande perte. Nous n’avons pas mangé, mais ça a été utile pour les moutons du voisin », souligne-t-elle.
Au lendemain des fêtes, la gestion des restes devient aussi un exercice d’organisation et de solidarité. Réchauffer, partager pour ces femmes, chaque plat compte.
Annick HIEN/MoussoNews



