Hémorragie du post-partum : Une urgence nationale pour sauver la vie des mères

Au Burkina Faso, l’hémorragie du post-partum demeure l’une des principales causes de mortalité maternelle, malgré les politiques et efforts engagés ces dernières années. Face à cette urgence sanitaire, la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Burkina (SOGOB) mise sur l’engagement des médias et acteurs du numérique pour accélérer la réduction des décès maternels.

Trop de femmes continuent de perdre la vie après avoir donné la vie. Une réalité préoccupante qui interpelle les autorités sanitaires, mais aussi l’ensemble de la société burkinabè. Pour le Pr Charlemagne Ouédraogo, président de la SOGOB, la lutte contre la mortalité maternelle ne peut se limiter au seul secteur de la santé.

« L’accélération de la réduction de la mortalité maternelle est un impératif national. Nous avons besoin d’innover, d’agir plus vite et surtout d’embarquer l’ensemble des acteurs capables d’influencer positivement les décisions et les comportements », souligne-t-il.

Pr Charlemagne Ouédraogo, président de la SOGOB

C’est dans cette dynamique que la SOGOB organise un atelier de plaidoyer à l’intention des journalistes et influenceurs, du 13 au 14 janvier 2026 à Ziniaré. L’initiative vise à renforcer leur compréhension des enjeux liés à l’hémorragie du post-partum, à partager des données scientifiques fiables, à mettre en lumière les innovations disponibles, et à construire un discours de plaidoyer cohérent et percutant.

Lire aussi: Mortalité maternelle: Près de 800 femmes dans le monde meurent par jour – Mousso News

Pour les organisateurs, les médias et les acteurs du numérique ne sont pas de simples observateurs. Ils constituent des relais stratégiques, des catalyseurs de mobilisation et des partenaires essentiels dans la défense du droit des femmes à une maternité sans risque.

Diane SAWADOGO/ MoussoNews

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