« On pense souvent que la femme musulmane doit être illettrée et soumise », Zarata Zida

« La journée de la sœur musulmane », est une rencontre de partage d’expériences et d’échanges a réuni plusieurs jeunes femmes musulmanes autour de la question du leadership féminin et de l’importance de l’éducation. Tenue le dimanche 8 mars 2026 à Ouagadougou, l’initiative vise à déconstruire certains préjugés et à encourager les jeunes filles à s’engager pleinement dans la société.

Organisée par le Cercle d’Études, de Recherches et de Formation Islamiques et de l’Association des Élèves et Étudiants Musulmans au Burkina, des jeunes filles et femmes musulmanes se sont retrouvées pour aborder le sujet sur la place de la femme musulmane dans la société. Dénommée la journée des sœurs musulmanes qui s’est tenue en occurrence avec la Journée internationale des droits de la Femme. Au cours de la rencontre, les participantes ont échangé sur le rôle de la femme musulmane dans la société et les défis liés à son épanouissement. Représentante du CERFI/ AEEMB, Zarata Zida a insisté sur la nécessité de déconstruire certaines perceptions erronées autour de la femme musulmane.

« On pense souvent que la femme musulmane est celle qui doit être illettrée et soumise, qui n’a pas de fonction officielle ou qui n’a pas le droit de s’exprimer et de s’épanouir. Nous sommes là pour expliquer à nos jeunes sœurs que l’éducation est à la fois un droit et un devoir pour l’épanouissement de la jeune fille musulmane », a-t-elle expliqué.

Les participantes ont salué l’initiative, estimant qu’elle leur offre un cadre de réflexion et de renforcement des liens entre jeunes femmes. Pour Oumou Koulsoum Kaboré, participante, cette rencontre constitue une opportunité d’acquérir des outils pour mieux s’impliquer dans la communauté.

« C’est un thème qui nous parle beaucoup, notamment sur le leadership. J’attends que cette rencontre nous donne les bases pour que nous, sœurs musulmanes, puissions impacter notre communauté et contribuer au développement de notre pays », a-t-elle déclaré.

Lire aussi: 8 mars 2024 :  La journée de la sœur musulmane pour un engagement face aux défis en rapports avec ses droits et devoirs – Mousso News

Marraine de l’activité, Aminata Sana a encouragé les jeunes participantes à poursuivre leurs études et à viser l’excellence afin de devenir des leaders capables d’apporter leur contribution à la société.

« Le message que j’ai pour mes filles et sœurs musulmanes, c’est de ne pas négliger l’éducation. Il faut se donner à fond et rechercher l’excellence afin de devenir des femmes leaders capables d’apporter leur touche au développement du Burkina », a-t-elle affirmé.

À travers cette activité, les initiateurs rappellent que l’éducation de la femme musulmane constitue aujourd’hui un pilier essentiel pour bâtir une société plus équilibrée, inclusive et harmonieuse.

Diane SAWADOGO/ MoussoNews

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