8 Mars : Les femmes de l’association Namalgdzanga engagées pour bâtir la Paix par la communication

L’association Namalgdzanga des femmes du Burkina a organisé en différé la Journée commémorative des droits de la Femme ce jeudi 26 mars 2026 à Ouagadougou. La célébration a réuni ses membres et plusieurs organisations sœurs pour discuter autour du thème : le rôle des femmes dans la construction d’une paix durable. La rencontre a mis en lumière l’engagement féminin au cœur de la cohésion sociale.

Les femmes comme actrices clés pour le renforcement de la cohésion sociale et le retour de la Paix. Animée par une forte conviction, que les femmes, ont un rôle important dans la dynamique de reconquête du territoire et du retour de la Paix, l’Association Namalgdzanga des femmes du Burkina a décidé de les réunir pour cogiter autour de la Communication non violente. 

Pour Adja Mamounata Congo/Tiendrebeogo, Présidente de l’association, cette rencontre va bien au-delà d’une simple commémoration. Elle se veut un espace d’échanges et de réflexion autour d’un enjeu majeur : « Bâtir une paix durable au Burkina Faso : quelle contribution des femmes et des filles pour la promotion du vivre-ensemble ».

Au cœur des discussions, il est revenu que la femme occupe une place centrale dans la société. « Dans chaque famille, il y a des femmes et des filles. C’est autour d’elles que se construit la cellule familiale », rappelle la présidente. Selon elle, la femme est non seulement actrice de la stabilité familiale, mais aussi gardienne de l’équilibre social. Elle veille, accompagne et contribue à maintenir l’harmonie au sein des foyers. Une responsabilité qui s’étend naturellement à la société tout entière.

Adja Mamounata Congo/Tiendrebeogo, Présidente de l’association

Dans le contexte actuel du pays, cette responsabilité, selon la Présidente, prend une dimension particulière. « Ce sont les fils de femmes qui sont au front pour que nous soyons en paix. Donc indirectement, elles contribuent dans la préservation de la Paix », souligne-t-elle.

Former les femmes sur la communication non violente pour préparer la Paix

Pour traduire cet engagement en actions concrètes, l’association a misé sur un outil clé : la communication non violente (CNV). Au programme de la journée, une session de partages et d’échanges s’est tenue, et animée par Thérèse Hien/Somé, formatrice en CNV et actrice de paix. Son intervention à cet effet, vise à outiller et édifier les participantes afin qu’elles puissent mieux gérer les conflits au quotidien. « Tout part de la communication. Quand les choses se passent bien, c’est qu’elle a été bien menée. Lorsqu’elles se passent mal, c’est souvent qu’elle a failli », explique-t-elle.  

Thérèse Hien/Somé, formatrice en CNV et actrice de paix

Pour la formatrice, l’objectif recherché au sortir des échanges vise à permettre aux femmes, mais aussi aux leaders communautaires, coutumiers et religieux présents, de repartir avec des outils concrets pour promouvoir un dialogue apaisé, au sein des familles comme dans les communautés.

Pour elle, le choix du thème n’est pas anodin. Il traduit une attente, qu’elle juge « forte » des autorités et de la société envers les femmes. « La femme peut participer vaillamment à la construction de la paix au Burkina Faso », affirme-t-elle. Son message aux participantes est sans équivoque : l’engagement doit se faire à tous les niveaux. Dans les familles, où se forgent les valeurs ; dans les communautés, où se construisent les relations sociales ; et au niveau institutionnel, où se prennent les décisions.

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Une association au service de l’autonomisation des femmes

Créée en 2014, l’Association Namalgdzanga des femmes du Burkina basée à l’arrondissement 12 de Ouagadougou, œuvre pour le bien-être des femmes et des filles. Ses actions s’articulent autour de plusieurs axes à savoir les sensibilisations contre le VIH/SIDA, l’éducation, les formations et la mise en place d’Activités génératrices de revenus afin de favoriser l’autonomisation économique des femmes. L’association facilite notamment l’accès à des crédits pour soutenir les activités génératrices de revenus de ses membres. Elle s’investit également dans la transformation de produits locaux ainsi que dans la teinture traditionnelle Koko Dunda.

Diane SAWADOGO/ MoussoNews

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