Kongoussi : “Koom Nooré” ou le lac Bam devient un refuge contre la chaleur

Kongoussi, lorsque la chaleur s’installe entre mars et les premières pluies, un mouvement discret prend forme. Chaque jour, des habitants se rendent au lac Bam, baptisé “Koom Nooré” pour profiter de sa fraîcheur.

A Ouagadougou, on parle des  »sous les manguiers’‘; à Kongoussi, c’est  »koom nooré’‘ qui fait référence.

Dès 10 heures, le site s’anime. Des groupes de personnes s’installent au bord du lac Bam , des engins sont garés pêle-mêle, des fumées de grillades s’élèvent, mêlées aux odeurs de poisson frais. Ce n’est ni du pique-nique ni un festival. C’est le quotidien des habitants durant la saison sèche.

Dès la saison sèche, le lac Bam rebaptisé en koom nooré inonde du monde.

Des populations venues de différents quartiers s’y retrouvent pour se détendre, boire, manger, échanger et prendre des photos. Ce rendez-vous, devenu une habitude depuis plus de 5 ans, attire aussi bien des habitants que des pêcheurs, des tenanciers de maquis et de grillades.

Sur les lieux, certains visiteurs choisissent de consommer ce qui est proposé, tandis que d’autres préfèrent cuisiner eux-mêmes. Ils achètent du poisson auprès des pêcheurs présents au bord du lac, se procurent des condiments et utilisent des casseroles mises à disposition ou empruntées auprès des tenanciers.

“Tu vois la casserole qui est près des tables ? C’est de la soupe que les clients font eux-mêmes. Ils achètent ici du poisson avec les pêcheurs et préparent sur place”, explique Z, un ancien habitant de la zone.

“Les clients achètent les poissons, les condiments aux pêcheurs et les gérants leur donnent de quoi faire leur cuisine tout en consommant un rafraîchissant ”, indique une des habituées, tout en appréciant également l’air frais du lac. “L’air est tellement agréable qu’on ne sent pas le temps passer”, ajoute-t-elle.

Cependant, certains estiment que le site pourrait être davantage valorisé. Pour P.C., l’entretien du lac est une priorité. Il suggère une mobilisation de l’État ou de bonnes volontés afin de rendre l’eau plus propre. “Si l’eau du lac est propre, au-delà de la détente, les clients peuvent aussi faire la baignade”, fait-il remarquer.

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Le lac Bam est le plus grand réservoir d’eau de surface naturelle du Burkina Faso.

Il propose également le développement d’activités pour renforcer l’attractivité du lieu, notamment la mise à disposition de motos nautiques ou de scooters de mer. Selon lui, le lac Bam pourrait devenir un espace de référence pour les sorties de détente, notamment les week-ends.

Pour rappel, le lac Bam est le plus grand réservoir d’eau de surface naturelle du Burkina Faso. Il dispose d’un bassin versant de 2 610 km² et d’une capacité de stockage estimée à 41,3 millions de m³.

Annick HIEN / MoussoNews

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